le 03 septembre 2010

Présentation

mon-pupitre

En 2007 au cours de la campagne électorale, je me suis mis à l’écriture, chaque jour, pour tenir un blog. Depuis je me suis pris au jeu, mais pas seulement, c’est aussi je pense un formidable outil de proximité, ou tout simplement pour rendre des comptes. Aussi, j’avais écrit ces quelques lignes de présentation, je ne les ai pas changées car elles sont aujourd’hui encore d’actualité… j’ai simplement repris les derniers mots.

Il n’est jamais simple de parler de soi. Décider d’ouvrir un blog revient à se dévoiler plus qu’on ne peut le faire lors d’une simple rencontre. Il faut prendre le temps de se poser et se demander comment se livrer à l’autre, avec authenticité, sincérité et pudeur.

La première question est comment s’adresser au lecteur éventuel de ce portrait.

Pas évident. A la première personne, pour la proximité ? Ou à la troisième personne ? Mais cela peut faire un peu imbu de soi-même ou rubrique nécrologique. Ce sera donc, je.

Je suis originaire de notre beau département et y est toujours vécu. Né, à Rouen, le 4 mars 1969, mes parents habitaient alors Canteleu, sans doute un signe. Je suis le second chérubin de la famille Bouillon, Pascal était arrivé avant moi, cinq années auparavant. Ma mère était alors femme de ménage, aujourd’hui elle est à la retraite, bien méritée. Mon père était marin, un des métiers les plus durs.inauguration-de-ma-permanence-parlementaire-a-barentin

L’éloignement de ses proches, la rudesse de la tâche. Ma famille, c’est à elle que je dois mon enracinement dans le milieu ouvrier qui caractérisait alors fortement la Vallée du Cailly. Mon parcours scolaire est des plus banal. Mais, très tôt, j’ai compris que l’école pouvait être un moteur de réussite.

Ma curiosité naturelle s’est alors trouvée nourrie par tout le savoir transmis par mes enseignants successifs, ceux là mêmes qui m’ont donné le goût des livres et la soif de découvrir. Mon bac en poche en 1988, là le choix fut délicat. Je voulais faire maths sup, et certains m’ont gentiment fait comprendre que de là où je venais, ce chemin n’était pas pour moi. Me voilà révolté ! Ce choix, c’était le mien, à moi de leur prouver qu’un enfant d’ouvrier pouvait réussir.

Pas simple alors de se retrouver quasiment le seul boursier dans une classe de 60 élèves. Défi relévé ! Peu avant, en novembre et décembre 1986, un mouvement étudiant et lycéen secouait la France. J’en étais. La droite est revenue au pouvoir en mars et je suis de ceux qui dénoncent farouchement un projet de loi, dit « projet Devaquet », qui prévoit notamment de sélectionner les étudiants et de mettre en concurrence les Universités. C’est à ce moment-là, en 1986, que je franchis le pas.

J’adhère au Parti socialiste.

Me voilà donc en train de prendre la direction d’un cursus de mathématiques, qui me conduira vers une maîtrise de math pure. Ma soif de connaissance m’engagera alors vers le droit public, et, à force de travail, j’obtiendrais au final, là aussi, une maîtrise. A l’université, c’est la découverte du milieu syndical étudiant.

inauguration-de-la-nouvelle-cantine-scolaire-de-bardouvilleCe semblant de rejet que j’avais dû essuyer, moi le jeune boursier, fils d’ouvrier, me conduisit tout naturellement à m’engager, ce sera à l’UNEF. Dans le même temps, il fallait mener de front mon boulot de surveillant dans le collège de La Saussaye. Ma mère ne pouvant pas seule financer mes études.

L’université, belle période, de rêve et d’insouciance, malgré tout, quand je la regarde aujourd’hui. Mais j’ai eu cette chance, et là j’ai vraiment compris l’enjeu de l’école et des inégalités face à l’école. L’université, le syndicalisme étudiant favorisent les rencontres. Mon engagement au sein du Parti socialiste à Rouen, notamment au sein du Mouvement des Jeunes socialistes forgent en moi l’envie de faire changer les choses.

Cet engagement, je le concrétise en 1995. Je suis sur la liste de gauche aux élections municipales avec Yvon ROBERT. Et surprise pour nous, nous gagnons. Mais, très vite, la réalité du quotidien m’a rattrapé… ma fille venait au monde. Première grande et véritable responsabilité, la plus belle à mes yeux, celle de père.

visite-des-etablissements-de-lessorJe continue à forger mon engagement politique et, en 1997, je deviens Premier secrétaire du PS de Seine-Maritime. Je succède à Alain LE VERN, aujourd’hui Président de la Région Haute-Normandie. Là, j’apprends beaucoup. Cette nouvelle fonction me donne alors une formidable chance, celle de rencontrer des personnes, adhérents ou non, de découvrir des réalités sociales diverses, de finalement me dire que oui, on peut faire bouger les choses. Mais je reste les pieds sur terre, on ne peut pas faire la révolution.visite-de-lassemblee-nationale-avec-des-scolaires

J’acquiers cette certitude que la conviction, le travail et l’écoute de l’autre peuvent être la clé de l’action politique pour apporter du changement. Parallèlement, ma petite vie va connaître un nouveau bouleversement… je deviens l’heureux papa d’un petit garçon. C’est d’ailleurs à cette même période que j’effectue un retour à ma propre enfance, j’ai été choisi pour conduire la liste des municipales au nom du Parti socialiste à Canteleu, là où je suis né, où je suis allé à l’école. Mars 2001, je deviens maire de Canteleu.

Cette victoire sonne pour moi un peu comme une revanche pour ce fils d’ouvrier que je suis. Nouveau défi, grande responsabilité. Gérer une ville, ses employés, travailler l’avenir d’une commune, répondre aux attentes quotidiennes de ses habitants. Je ne sais trop comment qualifier cette expérience… je sais simplement combien elle m’apporte, en modestie, en connaissance de l’autre. Canteleu, cette ville qui m’a vu grandir, me donne aujourd’hui un épanouissement que je souhaite à chacun de connaître.

Canteleu renforce davantage mon envie de me battre pour ceux que notre société oublie, me donne envie d’accompagner les jeunes dans leur parcours, aujourd’hui plus difficile qu’hier. Canteleu m’a appris combien la tolérance et l’écoute étaient des maîtres mots essentiels quand on veut se donner pour les autres.inauguration-mairie-de-berville-sur-seine

Ce mandat, je l’ai pris comme une chance et un défi. C’était il y a six ans déjà, et j’ai toujours la même soif et la même envie de faire avancer ma ville. En 2006, les socialistes de la cinquième circonscription m’ont, comme les cantiliens en 2001, apporté leur confiance pour les représenter à l’élection législative de juin 2007. C’est une nouvelle responsabilité, différente, mais tout autant importante.

Animé des mêmes convictions et de la même envie de travailler au service des autres, d’œuvrer pour le progrès social et la solidarité, j’ai mené une campagne de proximité, résolument tournée vers les habitants. Les électrices et électeurs de la cinquième circonscription ont fait de moi, avec plus de 60% des voix, leur Député, c’est un bel honneur, ils peuvent compter sur moi.