le 18 mai 2012

Articles de la catégorie « Dans nos communes »

L’abattoir de la 5eme

Vendredi 23 mars 2012

“Abattoir 5″ est une oeuvre de Kurt Vonnegut que j’ai lue et aimée dans ma jeunesse. L’auteur y décrit, notamment, l’ambiance d’un abattoir de Chicago, les bruits, les murs, les bêtes. Ces descriptions me sont revenues en mémoire, mardi matin, tôt, en me rendant au à l’abattoir du Trait, avec Pierrette Canu, la conseillère du canton de Duclair, Jean-Marie Aline, le maire du Trait et Thierry Vion, le directeur de l’établissement. J’ai découvert les lieux mais j’étais moins là pour découvrir (même si la visite était fort intéressante) que pour suivre attentivement et jusqu’au bout le dossier que je défends depuis plusieurs semaines. En effet, en décembre, l’abattoir du Trait a figuré sur la liste des abattoirs menacé de perdre son agrément, eu égard à la nécessité de procéder à une mise aux normes.  Je me suis rapidement saisi de cette question pour éviter la fermeture de cet établissement structurant pour notre territoire, pour le secteur de l’agriculture, pour la promotion de la filière courte, pour le commerce, pour les prix pratiqués et pour l’emploi local. En janvier, j’ai voulu associer les exploitants agricoles en leur demandant leurs avis et leur soutien. J’ai reçu de nombreux témoignages d’éleveurs mais aussi de bouchers et de chevillards, attachés à cet établissement. Un attachement moins sur le registre du “sentimental” que sur l’intérêt, pour tous, de disposer d’un tel établissement à proximité. Il faut noter que si l’abattoir du Trait fermait, c’est à Cany-Barville que les éleveurs devraient se rendre. J’ai beau aimer Cany pour y avoir passé une partie de ma jeunesse et y garder des attaches fortes, pas question de sacrifier un établissement de notre territoire ! Le 23 janvier, le Préfet avait rassemblé les différents acteurs de ce sujet et, ensemble, nous étions convenus de l’importance du maintien de l’agrément pour cet abattoir. Un sursis a donc été accordé afin de permettre au gérant de l’abattoir de produire les engagements indispensables et obligatoires, pour le respect des règles sanitaires, pour conserver son agrément. Mardi matin, nous avons pu constater que les travaux auxquels le directeur de l’établissement s’était engagé sont, pour une bonne partie, effectués. D’autres investissements doivent être réalisés. Déjà, le directeur réfléchit au développement de son activité.  C’est une nouvelle encourageante, pour notre territoire, pour les salariés de l’établissement, pour l’économie locale.

Avec les Legrand à Malaunay

Jeudi 22 mars 2012

a-malaunay-avec-d-chauvelCe midi je me suis rendu à Malaunay sur le site de Legrand Normandie. Il y a quelques semaines j’ai rencontré les représentants du personnel m’informant de la fermeture du site de Montville. Legrand Normandie comme je l’écrivais le 17 février dernier, ce sont 3 sites Malaunay, Montville et Fontaine le Bourg. Ce midi, un rassemblement des salariés de ces 3 sites était organisé, y sont venus aussi leurs collègues des autres entreprises du Groupe Legrand en France. J’ai retrouvé sur place Stéphane Deschamps le maire de Malaunay, entouré des élus municipaux de sa commune, mais aussi des élus d’autres communes comme par exemple Dominique Chauvel. Suite à ma rencontre avec les salariés, j’ai interpellé le ministre chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, sur la stratégie industrielle du groupe Legrand. Je me suis inquiété de l’objectif poursuivi visant à retrouver de la compétitivité pour développer des volumes en direction de l’Inde, du Brésil, de la Chine, de la Russie ou l’Indonésie. J’ai observé l’absence de visibilité à court terme de la stratégie du groupe pour le pôle normand. Ainsi, en 2007, Legrand Normandie avait déjà vu la fermeture du site de Brachy. Maintenant c’est le site de Montville. Les syndicats craignent que d’ici quatre ou cinq ans le site malaunaysien soit à son tour concerné, au regard de la faible valeur ajoutée des produits fabriqués sur ce site, et la concurrence des pays émergents sur les produits sortant de cette usine.legrand1 Le sentiment est grandissant de constater que le groupe Legrand vide petit à petit les sites seinomarins avec l’arrêt de certaines fabrications, sans apporter de nouveaux produits sur ces sites. La direction semble accompagner la fermeture de son usine de Montville en rapatriant de Hongrie une production qui y avait été délocalisée il y a quelques années, mais qui souffre d’un manque de qualité. Depuis l’acquisition du groupe Legrand par le consortium constitué principalement de Wendel Investissement et de KKR, la rentabilité des actionnaires semble prendre le pas. Le groupe investit pourtant et consacre 5 % de son chiffre d’affaires à la R et D. Legrand est un groupe solide, avec de bons résultats, son chiffre d’affaires a augmenté de 9,2 % entre 2010 et 2011. Aussi, alors que la Seine-Maritime est fortement fragilisée ces derniers mois dans son outil industriel, j’ai demandé au ministre de peser sur le groupe Legrand pour que celui-ci s’appuie dans sa stratégie de développement sur les sites seinomarins, en y déployant à court terme de nouvelles productions issues de sa R et D, pour pérenniser l’activité, et mettre à profit le savoir-faire des employés des sites de Fontaine-le-Bourg et Malaunay. Alors que cette semaine, est organisé la semaine de l’industrie en France, il me paraissait incontournable d’être aux côtés des salariés de l’industrie, comme ceux de Legrand, mobilisés pour sauvegarder ce fleuron de l’industrie normande.

C’est encore l’hiver pour les écoles

Mercredi 21 mars 2012

ecole-duteurteJe me rendrai, aujourd’hui à 16h30, devant la Préfecture de Rouen pour la même raison que je me suis rendu, ces derniers jours, sur le Pont de Brotonne ou à Notre-Dame-de-Bondeville, même raison qui m’a conduit à rédiger de nombreux courriers ou à rencontrer de nombreux interlocuteurs. A 17 heures, se tiendra, à la Préfecture, une réunion du Conseil Départemental de l’Education Nationale qui doit fixer la carte scolaire pour la prochaine rentrée. La “carte scolaire” ou plutôt, tel que les choses sont engagées, le démantèlement de l’éducation. Les objectifs du ministère de l’éducation nationale pour notre département, c’est 126 suppressions de postes qui représentent, environ, 73 fermetures de classes ! Sur notre territoire, de nombreuses écoles sont concernées par une menace de fermeture, toutes plus injustifiées les unes que les autres. C’est ce que je suis allé dénoncer, lundi matin, sur le Pont de Brotonne, avec Martine Blondel, conseillère générale du canton de Caudebec-en-Caux, Bastien Coriton, maire de Caudebec-en-Caux, Christian Migraine, maire de La Mailleraye-sur-Seine, et la communauté éducative rassemblée. Les communes du canton de Caudebec pourraient voir disparaître 3 classes, une à La Mailleraye, une à l’école Jacques Prévert de Caudebec, une autre dans le regroupement pédagogique qui rassemble Touffreville la Câble, Triquerville et Anquetierville. Dans ces écoles, les fermetures porteraient à plus de 25, voire même à 31, le nombre d’élèves par classe. Qui plus est, elle mettrait à mal l’équilibre que les communes ont su réussir au fur et à mesure, dans le cadre de la constitution d’un regroupement pédagogique. cden-avec-j-yves-merleEn fin d’après-midi, le même sujet m’a conduit à l’école Duteurtre de Notre-Dame-de-Bondeville où j’ai retrouvé Jean-Yves Merle, le maire, Myriam Mulot, son adjointe aux affaires scolaires, et les parents d’élèves inquiets. Là encore, tout s’oppose à la fermeture. L’école table sur 87 élèves à la prochaine rentrée. Si l’on réduit à 3 le nombre de classe, cela fait 29 élèves par classe, ce qui est considérable ! Le pire, c’est que la commune s’apprête à attribuer, dans les prochains mois, 170 nouveaux logements, dans lesquels il y a aura nécessairement des familles avec enfants… Les revendications et les arguments sont les mêmes pour le regroupement pédagogique de La Vaupalière-Montigny, pour l’école André Malraux de Duclair, pour l’école élémentaire de Pissy-Pôville, pour le poste de RASED à Malaunay, pour l’école Franck Innocent de Sahurs, pour l’école Guy de Maupassant du Trait qui avait organisé un rassemblement public samedi dernier. L’école régionale Louis Pergaud de Barentin est également touchée. Cette école dédiée à l’accueil d’enfants de familles dispersées, en difficultés ou de forains et bateliers, fonctionne aujourd’hui avec 5 professeurs d’école spécialisés et 4 mi-temps d’assistants d’éducation. Sur les 5 postes d’enseignants, 3 sont menacés de suppression par l’Inspecteur d’Académie. J’ignore si la présence massive des défenseurs de l’Ecole, devant la Préfecture, cet après-midi, sera plus déterminante que les mobilisations locales, que les interpellations argumentées auprès de l’Inspection académique, mais pour l’Ecole, je ne veux pas et je ne peux pas me résigner. Il faut tout faire pour maintenir les meilleures conditions d’apprentissage pour les enfants.

“Un projet, un avenir”

Lundi 19 mars 2012

renault1J’avais entendu parler de “un projet, un avenir” avant de me rendre à l’invitation de la CGT de Renault Sandouville, qui dévoilait, la semaine dernière, à Bolbec, la plate-forme pédagogique imaginée et proposée par les syndicalistes. Sur place, j’ai retrouvé plusieurs collègues parlementaires, notre députée européenne Estelle Grelier, des élus, des habitants, tous venus assister à ce qui pourrait “participer au sauvetage de l’industrie automobile française en général, et de Renault Sandouville en particulier”, d’après la CGT. Dans notre département, on ne peut qu’être sensible à cette idée. Le principe, c’est de dire que “qui mieux que Renault peut déconstruire votre Renault ?” On connait le slogan avec “entretenir” mais jusqu’alors, on ne l’avait pas transposé à la fin de vie de la voiture ! Les millions d’épaves de véhicules qui s’entassent dans les casses automobiles chaque année contiennent, au-delà de quelques pièces techniques qui trouvent repreneurs, du verre, de l’acier, de l’aluminium, des plastiques, du cuivre, du tissu, de la moquette, etc. qui ont en commun d’être recyclables ! On estime à environ 85 % les matériaux récupérables mais jusqu’alors, personne n’a creusé la piste qui consisterait à les réutiliser. L’idée que l’on nous a décrite mercredi, c’est de créer une filière industrielle qui permette de construire des véhicules neufs à partir de ces éléments recyclés. L’idée me plaît personnellement beaucoup. Comme membre de la commission “développement durable et aménagement du territoire” de l’Assemblée naitonale, j’ai conduit, l’année dernière, une mission parlementaire sur la gestion des matières premières minérales, dont le rapport a été remis en novembre. C’est de ce genre de situations dont il est question dans ce rapport. Le concept proposé par les salariés de Renault Sandouville me paraît allier bon sens et progrès. Je souhaite vivement, pour notre territoire, pour l’industrie automobile et pour la préservation de notre planète, que cette idée rencontre la concrétisation qu’elle mérite.

Du pinceau aux bestiaux

Jeudi 15 mars 2012

Le musée municipal de Lillebonne abrite “Marché aux Bestiaux à Lillebonne”, le tableau peint en 1934 par Raimond Lecourt, peintre de l’Ecole de Rouen du début du 20ème siècle. La scène se déroule place Timothée Holley, du nom du maire qui a donné le terrain pour édifier le marché aux bestiaux et le temple protestant. marche2Les maronniers sont déjà là. Au fond du tableau, se trouve l’actuelle rue de Kinkerville. Au premier plan, une barrière sert à attacher des veaux. Derrière on distingue des cochers. Au fond, à droite, se trouve la “bascule” qui servaient à peser les bêtes. Les hommes sont en “blaudes” bleues ou noires. En arrivant hier matin à proximité des places Timothée Holley et Félix Faure, on retrouvait l’effervescence, les bêtes et l’ambiance fixées par les pinceaux de Raimond Lecourt. Pour la quatrième fois, en ce 4ème mercredi avant Pâques, comme le veut la tradition, j’ai apprécié, pendant plus de trois heures, de déambuler dans les allées du concours de bestiaux lillebonnais, en compagnie de Nicolas Beaussart, maire et conseiller général du canton de Lillebonne, et de Vincent Andrieu, ancien président du contrôle laitier et récemment décoré de l’Ordre National du Mérite. vache1La voix de Didier Ledan, animateur hors pair de foire aux bestiaux, résonnait dans les haut-parleurs et soulignait le volume, l’aplomb, les mamelles pour les femelles ou les qualités bouchères des bêtes. Elle vantait les mérites des éleveurs, ceux de François Frisonne, de M. Perdrix, d’Odile et Alain Bonnechose dont le GAEC est l’une des dernières exploitations à Lillebonne. On croisait aussi Jean-Claude Joly, devenu célèbre depuis l’émission “L’amour est dans le pré”, venu en voisin. visite4Du côté des vaches, la race Normande, que son lait crémeux et sa viande savoureuse a hissé à la place de 3ème race bovine française, rivalisait avec la Pie Rouge des Plaines et la Prim’Holstein. Mais si les animaux sont les vedettes, ce 133ème concours n’aurait pas eu lieu sans les personnes qui s’y affairent. Pierre Gomont est l’un de ceux-là. Avec les services municipaux, il organise et supervise le concours. Ancien agriculteur et éleveur, il conserve la passion de son métier. Il préside le jury depuis 2001 avec le plus grand sérieux et explique notamment son attention particulière pour le respect des règles sanitaires. Hier, le tableau de Raimond Lecourt a repris vie. Pour la joie et le plaisir d’un public venu très nombreux, témoignant l’attachement de tous au monde agricole.

Les deux Jacques de Duclair

Mardi 13 mars 2012

agIls sont deux. Ils ne sont pas frères. Mais ils ont la fraternité pour étendard. Ils s’appellent tous les deux Jacques. Mais ils ne ressemblent pas aux célèbres frères Jacques. Ils ne vont pas jusqu’à pousser la chansonnette. Ils ont d’autres talents. Ils sont connus et reconnus à Duclair. Depuis des années, ils s’activent dans plusieurs associations de la commune et cultivent le goût des autres. Ils sont bénévoles. Disponibles plus que de raison. Serviables, souriants. Ils veulent être utiles. Ils s’engagent plus au moins facilement. Mais ils restent fidèles à leur engagement. Ils fourmillent d’anecdotes et de souvenirs parfois épiques. On les reconnaît facilement dans la rue. Ils tutoient aisément. Ils sont respectés. Jacques Trioen et Jacques Dalat étaient à l’honneur hier soir lors de l’assemblée générale de la MJC de Duclair. Béatrice Renoux, la présidente de la MJC, a en effet profité de l’occasion pour remettre officiellement aux deux Jacques une médaille de la Jeunesse et des Sports. Ces médailles témoignent de leur parcours sans faute et sans relâche au service de la MJC et plus généralement au service de la vie associative de Duclair. Joseph Macé, maire de la commune, et moi-même leur avons remis ces médailles non sans une certaine émotion. les-deux-jacquesTous les deux sont restés égaux à eux-mêmes, c’est-à-dire humbles et presque rigolards. Apparemment émus d’une telle reconnaissance mais n’en tirant aucune gloire. Cette petite cérémonie venait clôturer une assemblée générale qui a permis de rappeler le rôle d’acteur social que joue la MJC. Après plus de cinquante ans d’existence, la grande dame n’a pas pris une ride et garde même la fraîcheur des premiers jours. À voir les bénévoles qui entourent la présidente on a même le sentiment que le “J” de MJC signifie jouvence plutôt que jeunesse. Les membres dirigeants affichent en effet une belle détermination et un optimisme à toute épreuve. Qu’importe les difficultés de financement, pourtant réelles, le cap est maintenu. Avec pas loin de 840 adhérents et 77 salariés la MJC se plaît à rappeler qu’elle est un acteur majeur de la vie locale. Quand on écoute attentivement le rapport d’activités présenté par le sémillant directeur Hervé Millon, on est vite convaincu. Quand on participe comme je le fais souvent aux événements portés par la structure, on le pressentait déjà. Maria Seigle, la nouvelle trésorière, s’est livrée au difficile exercice du rapport financier. Parfois les chiffres douchent un peu. Pas hier soir. Même si la prudence est de mise. Les efforts d’économies ont d’ailleurs été salués. La MJC va donc poursuivre ses actions en faveur de la jeunesse et de la culture. Nos deux Jacques vont continuer à donner de leur temps et de leur énergie. Sans pousser la chansonnette. Pas encore.

De la fourche à la fourchette

Vendredi 2 mars 2012

salon1On dit souvent du Salon International de l’Agriculture que c’est la plus grande ferme de France. A parcourir ses kilomètres de travées aux mille saveurs de nos produits du terroir et à voir ses centaines de bêtes, veaux, vaches, cochons, moutons, chèvres, poules, canards…, une véritable Arche de Noé, on le croit volontiers. Plus qu’un lieu, le salon de l’agriculture est un lien solide entre les Français et leurs racines rurales. Des milliers de visiteurs, la plupart des villes, arpentent les allées du salon. Les enfants y vont à la recherche de sensations fortes autour des animaux. Les parents sont friands de produits frais. On y va en famille, entre amis ou en groupes organisés. Pour beaucoup c’est un rituel, un rendez-vous incontournable. J’y vais depuis plusieurs années maintenant. Hier pendant quelques heures, loin du record de François Hollande qui y est resté pratiquement douze heures, j’ai parcouru les différents halls en m’attardant plus particulièrement au niveau des stands de notre région. Si le salon ressemble à une ferme, c’est aussi parfois un village car on y rencontre très vite des gens qu’on connaît. Un vrai petit monde. groupe Ainsi j’ai pu y croiser un groupe de visiteurs de l’association le P’tit Dalot de Villequier, de Caudebec-en-Caux et même Petiville. Jacques Lozay, le dynamique président, avait en effet organisé un déplacement toute la journée. Un peu plus loin au stand de la Gourmandie, je suis allé soutenir le jeune Antoine Jung, un cuisinier prometteur et plein de talent qui s’activait auprès de “toques régionales” pour représenter notre savoir-faire culinaire. J’y ai manqué de peu, Arnaud Genty, le chef duclairois, qui y mettait à l’honneur ses “snackinj”, sorte de mini-hamburger de Saint-Jacques, une invention des plus originales. antoine-jungOn le connaît plus pour sa célèbre recette du canard… L’avantage du salon c’est que les cuisiniers y cotoient les producteurs. Une filière courte grandeur nature. Les cuisiniers n’ont qu’à tendre la main pour prendre les meilleurs produits. Au rang desquels se range une nouvelle fois, notre fameux cidre du Clos des Citots de Heurteauville. Gérard Lenormand a d’ailleurs reçu une huitième médaille pendant le salon. Une habitude pour ce cidre reputé bien au-delà de la Presqu’ïle de Brotonne. Il n’y a pas que les produits qui sont primés. Je suis très heureux que l’association “les Défis Ruraux” présidée par Jean-Paul Commare, ait reçu le trophée de l’agriculture durable des mains du ministre. Tout comme j’ai félicité Vincent Andrieu qui a reçu lundi soir au salon, devant un parterre de responsables agricoles, l’ordre national du mérite. Ancien président du contrôle laitier, éleveur à Villequier et à Anquetierville, il fait autorité en la matière. J’ai souvent eu l’occasion d’apprécier son expertise et sa connaissance du monde de l’élevage et de l’agriculture en générale. Une décoration largement méritée pour un homme discret qui ne court pas derrière les honneurs mais qui a toujours cherché à bien faire son travail et à transmettre sa passion de la qualité et des races animales. Encore une fois, j’ai quitté le salon comme on quitte une ferme ou un village familiers, avec l’envie d’y revenir.

Les locataires se retrouvent à Malaunay

Jeudi 1 mars 2012

avac1Etre au service des autres, c’est le leitmotiv de l’AVAC, dont l’assemblée générale s’est tenue samedi dernier à Malaunay. L’AVAC, c’est l’Amicale des Vallées de l’Austreberthe et du Cailly, qui oeuvre pour la défense des locataires occupant un logement de logéal Immobilière. J’apprécie cette association, pour son action, discrète mais efficace. C’est ce que j’ai dit en quelques mots alors que le président Maurice Delattre m’a donné la parole. Il se démène chaque jour pour mener à bien sa fonction, depuis la participation aux commissions d’attribution, en passant par les permanences dans les diverses communes, épaulés par son équipe, ou encore les rencontres avec les locataires qui le sollicitent à leur domicile. J’ai salué la présence de Philippe Leroy, le Directeur général de Logéal, accompagné de Patrick Douillet, chef d’agence à Pavilly. J’ai tenu à saluer leur présence, car il n’est pas courant que le directeur d’une société de logement social participe aux assemblées générale de locataires, où de fait on croise davantage de mécontents, ou de loacataires en demande. Mais je trouve que c’est une démarche saine de la part de ce bailleur, afin de pouvoir faire évoluer son parc, répondre aux attentes, pour les locataires de ses 10 000 logements. J’ai rappelé aussi que le logement public était le premier logement des français, qu’il fallait faire un effort important car il n’y a pas ces derniers temps assez de constructions. Rien que pour la Seine-Maritime, il y a près de 30 000 demandes en attente. Un bel enjeu pour les bailleurs, pour les communes et au niveau national pour les pouvoirs publics, car s’il est nécessaire de construire pour loger les français, c’est aussi bon pour l’économie car les chantiers du bâtiment sont un moteur de croissance, et c’est bon pour l’emploi. A bon entendeur …

Une occasion manquée

Mercredi 29 février 2012

Cette nuit, un peu après une heure et demie du matin, avant que ne s’achève la séance, j’avoue que j’ai hésité au moment du vote. Une fraction de secondes. Mais quand même. En discussion une proposition de loi pour éviter le détournement d’actifs par un groupe défaillant. La dessus pas de problème, je suis en effet favorable à la mise en œuvre de mesures conservatoires pour empêcher à un groupe mal intentionné de partir avec “le trésor” d’un site de production. L’exemple le plus parlant et présent dans toutes les têtes cette nuit, c’est celui de Petroplus. Les salariés ont su très vite retenir les produits finis à l’annonce de l’arrêt de la raffinerie. Ils détiennent ainsi pour deux cent millions d’euros de produits. Ils les appellent à juste titre leur “trésor de guerre” ou encore “leur tas d’or” et ce n’est finalement que le fruit de leur travail. Cette somme est indispensable pour mener à bien les opérations de redémarrage à la fois complexes et coûteuses. C’est aussi un argument pour attirer un éventuel repreneur. On l’aura compris la proposition de loi, votée dans l’urgence, concerne Petroplus. Ce qui explique au départ un large consensus dans son principe. Elle répondait à une volonté des salariés. Et comme le ministre de l’industrie s’est plu à le répéter plusieurs fois durant la séance, “ce n’est pas une grande loi sur l’industrie, ce n’est qu’une loi très technique”. Mais c’est justement là que le bât blesse. Les députés de mon groupe ont profité de l’occasion pour compléter le dispositif et répondre à d’autres situations industrielles tout aussi inacceptables. Le refus d’un groupe sur le départ de rendre possible une reprise par crainte de voir s’installer un concurrent est une réalité choquante et hélas de plus en plus fréquente. Nous en avons un exemple à Alizay dans l’Eure avec l’entreprise M-Real. L’usine est moderne et performante. Des repreneurs sérieux sont sur les rangs et pourtant le groupe propriétaire préfère le sabordage. Nos amendements visaient à rendre obligatoire pour un groupe défaillant l’examen des propositions de reprises qui lui sont soumises mais aussi l’obliger à céder le site si l’une des offres proposées reçoit la validation du tribunal de commerce et un avis positif des instances représentatives du personnel. Le gouvernement et les députés UMP ont rejeté ces amendements. Tout comme ils ont balayé les amendements favorables à une meilleure implication des personnels dans les procédures de reprises. Tout comme ils ont écarté d’un revers de la main les amendements souhaitant garantir une indemnisation intégrant les droits acquis pour les personnels. Au final cet entêtement de l’UMP laisse un goût amer. D’un côté il faut se féliciter d’une loi Petroplus. D’un autre côté il faut regretter l’absence de loi M-Real ou Florange. C’est la raison pour laquelle j’ai hésité avant de voter pour. Mais je trouve que c’est une occasion manquée. En dix ans, 750 000 emplois industriels ont disparu. Ces trois dernières années 900 usines ont fermé. La situation réclamait une grande loi pour l’industrie. il faudra attendre le printemps. Ou autrement dit il faudra attendre le changement!

Les 30 bornes de Saint-Paër

Lundi 27 février 2012

depart1Hier matin, vers dix heures, dans une brume épaisse, à deux pas de l’église de Saint-Paër, un coup de feu a retenti. Rien à voir avec la chasse ouverte depuis plusieurs jours. Ni un quelconque réglement de compte dans un conflit de voisinage qui aurait mal tourné. Ni le bruit d’une mobylette équipée d’un moteur légérement trafiqué. Non. L’origine de ce coup de feu c’est le départ de la célèbre course à pied “les 30 bornes de Saint-Paër”. Les organisateurs m’avaient gentiment demandé de donner le départ armé d’un révolver. J’ai donc pu voir s’élancer les quelques 580 coureurs dans les rues du village. J’étais comme aux premières loges. Pierrette Canu, la conseillère générale, était encore mieux placée puisqu’elle a suivi dans une voiture officielle  le premier tour de cette épreuve sportive. Pour sa 17ème édition, cette manifestation avait encore fait fort. Au niveau des participants. Jamais moins de 500. Mais surtout au niveau des compétiteurs. Il y avait là des pointures. Et dans plusieurs catégories. coureursAvec par exemple Rachid Chekhemani comme invité d’honneur. Rien d’étonnant à voir un palmarès aussi fleuri pour les 30 bornes. C’est tout simplement devenu au fil des ans un rendez-vous incontournable des amoureux de la petite foulée et de sportifs confirmés. Les coureurs viennent de partout dans la région et même au delà. Voir de très loin. Les champions de l’édition 2011 étaient par exemple ukréniens. Ce succès on le doit, et il faut le souligner, aux organisateurs. L’association “les 30 bornes de Saint-Paër” et l’entente Mont-Saint-Aignan/Maromme se sont associées pour l’occasion. Leurs adhérents sont sur le pont depuis la veille. Ils sont plus d’une centaine à être mobilisés. Et, faut-il le rappeler, ils sont bénévoles. La brume a mis du temps pour se dissiper. Elle n’a pas eu l’air de ralentir les coureurs qui parfois disparaissaient dans le brouillard.