le 06 février 2012

Articles de la catégorie « Dans nos communes »

Du Trait au toit

Mercredi 1 février 2012

Le mercredi 1er février, la Fondation Abbé Pierre a présenté son 17ème rapport annuel sur le mal-logement. Le constat est dur : 3,6 millions de mal-logés, 685 000 personnes sans domicile et, globalement, 5 millions de personnes touchées de près par la crise du logement. Ces chiffres témoignent d’une très grande précarité et d’une réelle fragilité. Ce constat mis en avant par la Fondation Abbé Pierre ne m’étonne pas vraiment. Dans mon quotidien d’élu, avec les soucis liés à l’emploi, le logement est un domaine qui alimente très souvent les rendez-vous avec les habitants. Il nourrit aussi mon emploi du temps, notamment par des rencontres régulières avec les bailleurs sociaux. C’était le cas le 20 janvier, lorsque j’ai assisté au bureau, au conseil d’administration et aux voeux d’Habitat 76. C’était encore le cas, vendredi dernier, en me rendant à la cérémonie de voeux de la SEMVIT, au Trait. Ce devait être ma 28ème ou 29ème cérémonie de voeux de l’année 2012 ! L’exercice n’en devient pas pour autant rébarbatif car chaque fois, le message est différent selon le cadre, les invités, les invitants. Cette fois-ci, nous étions dans la salle des mariages de la mairie du Trait, à l’invitation de Juan Carlos Vegas, Président de la SEMVIT. Il avait convié les partenaires de cette société d’économie mixte, créée en 1959. Un peu plus de cinq décennies plus tard, certaines choses ont évolué. Le souci de la qualité et du service rendu est resté. Aujourd’hui, la SEMVIT gère 650 logements sociaux, situés principalement au Trait, les autres se répartissant sur les communes d’Anneville-Ambourville, de Mesnil-sous-Jumièges, de Saint-Paër, de Sainte-Marguerite-sur-Duclair et de Vatteville-la-Rue. La gestion de proximité a un sens pour ce bailleur et des conséquences positives directes pour les locataires. Les élus des communes où il intervient, Jean-Marie Aline, Henri Gabrielli, Yannick Deconihout, Valère His, Patrick Simon et Jean-Claude Ropers, maires des communes concernées, s’en félicitent. Cette proximité pose aussi la SEMVIT comme un repère dans la vie des habitants du territoire. J’ai pris la parole lors de cette cérémonie. Quelques jours après le 5ème anniversaire de sa disparition, j’ai cité Henri Grouès, dit Abbé Pierre : “Sur ma tombe, à la place de fleurs et de couronnes, apportez-moi les listes de milliers de familles, de milliers de petits enfantsauxquels vous aurez pu donner les clefs d’un vrai logement.” Le rapport annuel de la Fondation qui porte son nom montre que les listes ne sont pas encore assez longues…

Petroplus nous concerne tous

Vendredi 27 janvier 2012

Les nouvelles se succèdent à un rythme soutenu au sujet de l’entreprise Petroplus et de son site de Petit-Couronne.

Mercredi dernier, le 25 janvier, le site était placé en redressement judiciaire. Jeudi, on apprenait qu’une enquête avait été ouverte pour faillite frauduleuse concernant le site. Les comptes de Petroplus France font en effet apparaître des mouvements suspects selon des sources proches de l’enquête.

Une illustration de la véritable opacité qui règne autour du groupe suisse, dont le siège social est installé dans une commune de 26.000 habitants mais qui compte près de 30.000 sièges d’entreprises dont 18.000 se consacrent à des activités financières.

J’ai eu l’occasion de me rendre à deux reprises sur le site pour apporter mon soutien aux salariés. D’ailleurs, depuis début janvier, à l’occasion des cérémonies de voeux, dans de très nombreuses communes de la circonscription, j’ai rencontré de nombreux salariés ou d’anciens salariés de la Shell, comme on l’appelle encore. Beaucoup sont troublés de voir cet outil industriel mis à mal. Beaucoup sont inquiets du sort des salariés du site mais aussi de plusieurs sous-traitants du port. Car Petroplus, ce n’est pas que la raffinerie, c’est aussi 10% de l’activité du port de Rouen, mais aussi 10% de l’activité de celui du Havre. On mesure combien une éventuelle fermeture du site serait dramatique demain.

Cette situation soulèvent de nombreuses questions auxquelles nous devons collectivement apporter des réponses immédiates et concrètes. L’avenir du raffinage est en France, c’est un fait. Nous ne pouvons en effet nous résoudre à abandonner ses activités indispensable au maintien de notre indépendance énergétique. Ce fut d’ailleurs l’objet d’échanges très intéressants il y a quelques semaines lorsque je me suis rendu sur le site d’Exxon Mobil à Notre-Dame de Granvenchon.

Afin de conserver ce véritable savoir-faire français et seinomarin nous devons prendre des actes : la structuration de filières industrielles puissantes, la mise en place d’écluses tarifaires au moyen de normes sociales et environnemantales que les produits importés devront respecter et enfin de véritables moyens pour la justice financière comme j’en soulignai l’urgence il y a quelques mois dans une interpellation au Gouvernement.

Je reste entièrement mobilisé aux côtés des salariés de la raffinerie de Petit-Couronne dont je salue le courage et la volonté dans ces instants difficiles.

Le bénévolat à l’honneur à Heurteauville

Mercredi 25 janvier 2012

galette1Chaque année, il y a un rendez-vous que les adhérents du Club des cheveux d’argent de Heurteauville ne manquent pas. C’est celui donné par Annick Linant pour fêter les rois, comme le veut la tradition de l’épiphanie. Et pour l’occasion, ce n’est pas seulement la galette qui est partagée, mais un repas, bien entendu qui s’achève par la dégustation de cet ô combien gourmand gâteau rond et plat garni de frangipane. Même si en général je dois partir avant la fin. Jeudi j’ai donc retrouvé les adhérents du club à la salle Victor Hugo, en compagnie de Martine Blondel, Conseillère générale du canton de Caudebec-en-Caux. La bonne humeur était au rendez-vous. Martine Blondel en a profité pour mettre à l’honneur deux bénévoles du club, Mme Bocq et Mme Cherrier, en leur remettant le diplôme de “Bénévole 76″, initiative du Département pour valoriser ces hommes et ces femmes qui se consacrent à la vie associative sous toutes ses formes. J’ai tenu à m’associer par quelques fleurs à cette mise à l’honneur, car à travers mes nombreux déplacements dans la circonscription et au delà, je peux témoigner combien le lien social ne serait pas si dynamique sans ces centaines de personnes, qui dans l’ombre ou la lumière, donnent de leur temps, de leur énergie pour faire vivre les associations. Ce fut là une belle occasion de les mettre un peu en avant au regard de leur investissement de tous les jours pour les membres des Cheveux d’argent.

Une année de chantiers

Mercredi 18 janvier 2012

Lundi  soir, c’était à mon tour, à Canteleu de présenter les voeux aux forces vives de la commune et à nos partenaires. canteleu1Pour l’occasion, plus de 700 personnes étaient présentes dans le centre Alain Calmat revisité de jolie façon par la Compagnie des Plastiqueurs. De nombreux conseillers généraux, et maires et élus municipaux des communes voisines, m’ont fait l’amitié d’être présents. Je ne pourrai citer toutes les personnalités car je crois bien n’avoir pas pu voir tout le monde, mais les pompiers, gendarmes, policiers nationaux, présidents d’associations, entreprises et commerçants ont partagé la soirée. Après quelques mots de bienvenue de Jean-Claude Loie, mon premier adjoint et la présentation du film réalisé pour les assemblées de quartier de l’automne dernier, je me suis plié à l’exercice du bilan de l’année 2011. Une année bien remplie, à l’image des 10 années sur lesquelles le film faisait non pas un bilan mais un point d’étape. Point d’étape car le travail n’est pas achevé, et le plan de charge de 2012 en témoigne. Je me suis d’ailleurs appliqué à évoquer chacun des projets qui verront le jour au cours des mois à venir. Je citerai pêle-mêle l’ouverture de la nouvelle salle polyvalente de Bapeaume,celle en fin d’année de la maison de retraite médicalisée Jean Ferrat, la réhabilitation de la piscine municipale avec les bassins accessibles aux personnes en situation de handicap. J’ai détaillé la construction de la nouvelle chaufferie bois et l’extension du réseau de chauffage urbain qui desservira de nouveaux équipements municipaux mais surtout 9500 habitants, qui verront ainsi leur facture de chauffage baisser. Je n’ai pas oublié l’achèvement du nouveau gymnase Hébert labellisé Handisport, la construction d’un nouveau club house pour le club de tennis et de la maison des sports. Le milieu sportif cantilien étant des plus dynamiques à l’image des “Intouchables” du club de volley qui caracolent en tête de leur championnat en étant invaincus depuis le début de la saison. J’ai annoncé aussi le décuplement de nos efforts pour la sauvegarde du patrimoine avec entre autre la réhabilitation de la ferme des deux lions, et l’installation d’un maraîcher sur le site. En écho à l’actualité nationale, j’ai rappelé la bonne  santé financière de la commune dont la dette est nulle, ce qui nous permet d’envisager l’avenir un peu plus sereinement. 2012 sera aussi l’année de l’accélération du vaste chantier de rénovation urbaine, qui verra de nouveaux logements construits, la poursuite des réhabilitations, la création de nouvelles voiries cité verte et cité rose. Une grande partie de la ville sera également transformée par l’effort de plus de 9 millions d’euros de la part de la CREA, dont le Président, Laurent Fabius, m’a fait l’amitié d’être présent. Cette opération concerne la réalisation des stations surélevées et des aménagements achevant le parcours de ce mode de transport plébiscité par les habitants, la ligne T3 étant la plus fréquentée du réseau TEOR. De nouvelles pistes cyclables et la réfection des voiries seront réalisées par la ville pour 1,6 millions d’euros pour accompagner ces travaux sur 4 kilomètres des nouveaux aménagements pour TEOR. Bref, avec mon équipe municipale, nous avons “du pain sur la planche”. C’est pourquoi je les ai remerciés et associés pleinement à ce travail qui montre combien l’union fait la force. Au delà, je n’ai pas manqué de revenir sur le contexte dans lequel notre travail municipal et notre ville évolue. La fragilité voire la déclinaison de l’activité industrielle au travers des vallées du Cailly, de l’Austreberthe et de la Seine. Les compétences ajoutées aux collectivités locales sans les moyens en face. La crise de l’Etat, de ses finances et son absence de vision stratégique. Mais mon message hier était avant tout un message d’espoir, grâce à la joie de voir Canteleu changer, la joie d’entendre dire que Canteleu se transforme, la joie qu’on choisisse de venir à Canteleu comme un vrai choix de ville. Cet espoir, je l’ai illustré dans mon propos concluant mon intervention. Je n’ai pas cité Flaubert, illustre écrivain cantilien, mais les enfants d’une école de la cité verte. Je les ai rencontrés il y a quelques temps autour d’une histoire qu’il sont écrite qui voit évoluer Tati, le petit viking dans un long périple à travers “l’île des rêves qui se réalisent”. C’est ce souhait que j’ai tenu à partager hier soir, que 2012 ne laisse pas à nos enfants une France disloquée, abîmée, dégradée, mais au contraire que chaque quartier, chaque village, chaque catégorie de la population puisse atteindre une rive de cette île, pour goûter un monde meilleur, une société plus juste et plus solidaire.

A l’hôpital de Barentin

Vendredi 13 janvier 2012

Mardi dernier, juste en début d’après-midi, j’ai retrouvé Michel Bentot, Maire de Barentin, en sa qualité de Président du Conseil de surveillance de l’EHPAD Saint-Martin ainsi que Pascal Marchal Conseiller général du canton de Pavilly, pour la cérémonie des voeux au personnel. Aux côtés de la directrice Madame Régine Jeanne, le bilan de l’année a été retracé et les perspectives d’évolution annoncées. Cet établissement joue un rôle important dans le paysage barentinois, et au delà. Il dépend du Centre hospitalier de Barentin, qui veille à faire de cet établissement et de tous les services qui y sont rattachés des outils de pointe pour la prise en charge des seniors. D’ailleurs récemment, j’ai été sollicité par l’équipe médicale de l’hôpital, intervenant au sein de l’EHPAD. En effet, depuis un an, l’établissement a mené en lien avec l’Agence Régionale de Santé un travail de prospective et d’analyse qui a permis d’aboutir à l’élaboration d’un projet ayant pour vocation la restructuration globale de l’offre y compris l’offre médico-sociale sur le territoire de proximité de l’Hôpital. L’objectif poursuivi est de renforcer le positionnement de l’établissement dans sa filière gériatrique, conformément à son projet médical, dans une configuration plus adaptée aux besoins de la population du territoire de proximité.  
Cette recomposition, qui ne pourra se faire à moyens constants, a toutefois le mérite de préserver, en dehors du personnel médical, le maintien de l’emploi sur place. 
Le projet consiste donc, d’une part à préserver une offre de Soins de Suite et Réadaptation, dite SSR, de 50 lits, et d’autre part à achever, au 1er janvier 2012, la transformation de l’activité de médecine, amorcée dès 2008, par la création d’ une Unité de 40 lits de Soins de Longue Durée (USLD) en réponse aux besoins identifiés dans le SROS III et bientôt le SROS IV- volet «personnes âgées»- qui préconisent la création d’une unité supplémentaire de soins de longue durée sur le territoire de santé de Rouen/Elbeuf. Ce projet a été présenté à la Commission Spécialisée de l’organisation des Soins (CSOS) en date du 15 Novembre dernier et y a reçu un avis favorable. J’ai souhaité appuyer auprès des financeurs ce projet extrêmement intéressant dans son élaboration et sa finalité, notamment auprès de Didier Marie, Président du Département de Seine-Maritime qui a eu une oreille attentive à mes remarques. Ce fut d’ailleurs la teneur de mes propos au personnel de l’hôpital, car j’ai bon espoir d’obtenir une réponse positive.

Au pays du crapaud calamite

Jeudi 12 janvier 2012

carrieresLe crapaud calamite se caractérise par une ligne dorsale jaune, par des pattes courtes et par le fait qu’il apprécie les milieux sablonneux. C’est notamment ce que j’ai appris en me rendant mardi dernier, dans la carrière exploitée depuis 2004 par le groupe Lafarge, à Anneville-Ambourville. J’ai visité les réalisations des employés de la carrière annevillaise, à l’occasion de la remise du Trophée du premier prix du concours “les environnementales”. Ce concours est récent, il a été lancé en octobre 2010, et a pour objectif d’inciter les salariés des carrières à développer des projets de préservation de la biodiversité au sein de leur carrière. Pour le concours, les employés de la carrière d’Anneville-Ambourville ont décidé de participer à la sauvegarde des crapauds calamites en creusant artificiellement des petites mares propices à la reproduction et à l’habitat de ces crapauds. Une bonne idée qui a été saluée par le jury et qui s’avère efficace ! Avec Henri Gabrielli, le maire d’Anneville-Ambourville, des élus de la communes, Pierrette Canu, la conseillère générale, et Jean-Pierre Girod, le président du Parc Naturel des Boucles de la Seine, nous avons écouté attentivement l’explication scientifique, avant la visite du site - sans crapauds compte tenu de la période - et la remise du prix dans les locaux du club nautique d’Anneville-Ambourville, à proximité du plan d’eau qui sépare Yville-sur-Seine et Anneville-Ambourville. Je salue l’initiative du groupe Lafarge qui fait preuve de modernité en veillant à associer activité économique et souci écologique. La démarche contribue au renforcement du corridor écologique et à la trame verte et bleue, dont le principe est conforté dans la loi du Grenelle 2.

Roumare double sa population pour le Téléthon

Dimanche 4 décembre 2011

telethon-roumareAu dernier recensement la commune de Roumane compte 1379 habitants. Ce matin le nombre avait presque doublé. Pas de cigognes à l’horizon expliquant une vague soudaine de naissances. Pas de maisons  poussant comme des champignons en une seule nuit. Non. La raison est plus simple. Comme tous les ans, le village accueillait une course à pieds au bénéfice du Téléthon. Depuis 6 ans maintenant, Pascal et Florence Morel, avec  une poignée de bénévoles, s’activent pour faire de ce rendez-vous sportif un grand moment de solidarité. Josiane Lelièvre, la maire de la commune, et plusieurs de ses élus sont également sur le pont. Objectif : inscrire un maximum de coureurs pour faire un maximum de dons à l’AFM. Cette année tous les records sont battus. Plus de dons à l’échelle nationale. Preuve qu’après vingt cinq ans d’existence, le Téléthon ne s’essoufle pas. Monsieur Salinas, responsable de l’organisation dans notre département, présent sur la ligne du départ à Roumare, nous l’a confirmé. Malgré la crise, les Français font preuve d’une grande générosité. Autre record, pour Roumare cette fois. Un nombre impressionnant de coureurs. J’avais le dossard 1271 alors qu’il restait encore beaucoup de personnes à inscrire derrière moi. Il y en avait tellement que le départ a été retardé d’une demi-heure. J’ai retrouvé Jean Sieurin, qui du haut de ses quatre vingt ans, n’a rien perdu de son enthousiasme. La grande famille des coureurs s’était donné rendez-vous. La pluie était également de la fête. J’ai un peu amélioré mon temps par rapport à l’année dernière mais à ce rythme là il me faudra participer encore à une vingtaine de Téléthon pour atteindre un temps comparable aux coureurs confirmés…

Le temps des Sainte-Barbe

Vendredi 2 décembre 2011

diplomeSainte-Barbe est la patronne et la protectrice des architectes, des géologues, des mineurs, des artilleurs, des artificiers, des démineurs… En cette fin d’année, c’est par les sapeurs-pompiers de notre territoire qu’elle est fêtée. Ce sont les hommes du feu du centre de secours de La Mailleraye-sur-Seine, conduits par leur très sympathique chef de centre, Dominique Leballeur, qui ont ouvert le bal le week-end dernier. Ils seront suivis par leurs collègues de Caudebec-en-Caux, de Malaunay et Saint-Martin de Boscherville. Une Sainte-Barbe est l’occasion de rendre hommage aux hommes et aux femmes (elles sont de plus en plus nombreuses !) qui se consacrent à cette activité, de remettre à certains des décorations bien méritées.discours9 Les discours font résonner les mots “courage”, “dévouement” ou encore “respect”, et c’est bien normal. Les remerciements, c’est important. Mais cela ne suffit pas. Or les pompiers ne sont pas épargnés. Récemment a été annoncée une réforme de la filière professionnelle, instaurant la possibilité d’accéder à la profession sans concours. C’est une décision redoutée et contestée. Quelques mois plus tôt, c’est une directive européenne, rendant impossible le cumul d’une activité professionnelle avec l’engagement comme sapeur-pompier volontaire, qui les a pénalisés. J’avais d’ailleurs, sur ce sujet, fait publier une question écrite au Journal Officiel pour demander au ministre que le volontariat des sapeurs-pompiers soit maintenu et protégé. Témoigner notre reconnaissance, c’est bien. Mais il n’y a pas de reconnaissance, il n’y a que des preuves de reconnaissance !

Le train sifflera trois fois

Mardi 29 novembre 2011

pepyChaque année, les horaires de la SNCF changent mais seulement pour 5 à 10% des trains, le 11 décembre 2011, 85% des horaires des trains vont changer. C’est pourquoi ce matin le groupe socialiste auditionnait Guillaume PEPY, le PDG de la SNCF. Même si la dernier mot revient en matière d’horaire à RFF. Ces dernières semaines, en Seine-Maritime, on parle beaucoup de la LGV Paris Normandie, à l’occasion des réunions organisées dans le cadre du débat public de ce projet. Mais il ne faudrait pas que ce débat fasse oublier pendant ce temps l’enjeu autour de la qualité et la régularité du réseau actuel, et à mon sens l’urgence est là.
Lors de cette audition, les échanges ont surtout porté sur le nouveau cadencement, car on peut dire que c’est un big bang qui est attendu et qui suscite de nombreuses craintes. Trois gros chantiers sont à l’origine de ces craintes des élus et des usagers.
Il y a la mise en service de la LGV Rhin-Rhône et le début des travaux des LGV Paris-Rennes et Tours-Bordeaux. Il y a aussi les travaux de modernisation du réseau. Le réseau ferré français est en effet en mauvais état, dû à un manque d’investissement avéré. Mais, ce plan de modernisation des voies implique de neutraliser les voies concernées. Enfin, le cadencement. Il s’agit d’organiser la circulation des trains de manière répétitive tout au long de la journée par exemple : toutes les demi-heures, toutes les heures ou toutes les deux heures les mêmes trains desservant les mêmes arrêts se succèdent dans une gare donnée à un intervalle régulier.
Plusieurs pays comme la Suisse et quelques régions françaises comme la Région Rhône-Alpes sont déjà dotés de ce mode d’organisation.
Le cadencement national commence donc en 2012 et s’étalera sur 5 ans. Près de 2/3 des trains seront cadencés, le reste ne pouvant l’être du fait de pointes journalières, hebdomadaires ou saisonnières. Là où nous avons des raisons de nous inquiéter c’est que la Suisse a mis 10 ans pour modifier les horaires des trains, la SNCF et RFF font le choix de modifier 85% des horaires en une seule fois. Ainsi, il y a fort à parier que les nouveaux horaires vont se révéler parfois préjudiciables aux usagers (écoliers, salariés ne pouvant plus être à l’heure), certains trains vont être supprimés, les temps de parcours vont être allongés. Les usagers craignent une dégradation du service. Les élus craignent que les travaux sur le réseau et le cadencement ne soient finalement prétexte à la suppression de certaines dessertes moins rentables. Nous serons donc vigilants, il ne faudrait pas par ailleurs que ces modifications viennent annuler les effets positifs de l’action de la Région Haute-Normandie présidée par Alain Le Vern qui investit beaucoup pour améliorer le transport ferroviaire. Citons par exemple la subvention qui vient d’être décidée en direction de la SNCF pour près de 9 millions d’euros afin de remplacer le matériel roulant, pour 8 locomotives et 6 rames complètes.

Préserver la terre agricole

Lundi 21 novembre 2011

ja76Vendredi dernier, au sortir de ma permanence auprès de la population à Pavilly, je suis allé à la rencontre de Mathieu Douillet, agriculteur à Bouville et Vice-président des Jeunes Agriculteurs de Seine-Maritime accompagné de deux autres exploitants. Comme l’an passé, ils ont tenu à me sensibiliser sur une préoccuption de plus en plus grande au sein du monde agricole, et particulièrement au sein du canton de Pavilly. Il s’agit de la disparition des terres agricoles. L’artificialisation des terres s’est accélérée depuis un an. En 2010, 24 m² de terres agricoles disparaissait chaque seconde au profit du béton. En 2011, ce serait 26 m². Nous avons également échangé sur la LMA, la Loi dite de Modernisation de l’Agriculture. A l’initiative des Jeunes Agriculteurs au niveau national, la loi de modernisation de l’agriculture a instauré une taxe sur les plus-values réalisée lors des ventes de terres agricoles devenues constructibles par modification d’un document d’urbanisme. Au regard de l’évolution de l’artificialisation, cette nouvelle taxe ne semble pas dissuader les propriétaires de céder leurs terres. Par ailleurs, alors que le produit de cette taxe devait revenir au monde agricole, il semblerait que ce ne soit pas le cas. Aussi, dans le cadre de « la semaine nationale de la préservation du foncier agricole » lancée par Jeunes Agriculteurs, plusieurs actions symboliques de sensibilisation sont conduites dans une vingtaine de départements. Notre rencontre s’inscrivait dans cette initiative. Les JA estiment nécessaires d’augmenter cette taxe pour la rendre efficace. L’objectif, pour le syndicat, est d’enrayer une dynamique qui complique, selon lui, l’atteinte des objectifs de long terme en matière, notamment, de production et de biodiversité. Pour ma part, message reçu. Je partage cette inquiétude et tâcherai à mon niveau de pouvoir les soutenir.