le 03 septembre 2010

Articles de la catégorie « Dans nos communes »

Un petit bout de France qui se libère

Mercredi 1 septembre 2010

duclair8La fin du mois d’août correspond dans notre région aux commémorations de la libération de 1944. Pendant plusieurs jours, dans différentes communes, les élus et les anciens combattants participent au devoir de mémoire. Devant les Monuments aux Morts, fleuris pour l’occasion et où figurent les noms de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour défendre notre pays et les valeurs de la République, les autorités prononcent des discours écrits à l’encre du souvenir. A chaque fois transpirent le “plus jamais ça” et le refus de la haine de l’autre. Inutile d’avoir fait une thèse d’histoire pour comprendre que cette guerre est née d’une idéologie de la haine et du racisme. Ne plus voir renaître les crimes commis au nom de cette idéologie c’est avant tout combattre sans relâche ceux qui s’emploient à diffuser des thèmes que cimentent la haine de l’autre et parfois le racisme. Lundi j’ai assisté aux commémorations de Canteleu et Duclair. pavilly1Mardi c’était au tour de Pavilly en même temps que Barentin. Joseph Macé et Dominique Ponty, respectivement maire et premier adjoint de Duclair, ont tenu des propos émouvants. Devant la petite fille de Monsieur Guyomard, le maire a rappelé un fait d’arme d’un homme ordinaire habité du courage qui en a fait un héros. Monsieur Guyomard, qui avait pourtant déjà perdu un bras,  a coulé le bac de Duclair pour empêcher la progression des troupes d’occupation. Son geste a été décisif. A Pavilly, Claude Lemesle, le maire, a également construit son intervention autour du devoir de mémoire et des gestes de bravoure d’hommes et de femmes qui ont constitué un front du refus en s’engageant dans la Résistance notamment dans le maquis de Bouville dont un hommage particulier est rendu tous les ans en juillet. De son discours, j’ai également retenu cette expression “un petit bout de France se libérait faisant croire à tous que c’était la France qui se libérait”. L’arrivée des blindés alliés, les drapeaux tricolores ressortis et qui pavoisaient les rues, les larmes de joie, la musique qui retentie, La Marseillaise chantée à gorges déployées sans crainte d’être arrêté, les embrassades qui se succèdent, dans chaque village ces mêmes gestes et aujourd’hui dans la tête des derniers témoins les mêmes images couleur sépia. A nous de faire que ces images ne disparaissent pas enfouies dans un monde où tout va vite et où les héros “télévisuels” n’ont pas la trempe de ces héros ordinaires à qui nous devons notre libération.

De la foule aux foulées

Dimanche 29 août 2010

course-barentinAujourd’hui, je suis revenu de La Rochelle pour assister à une manifestation à Barentin. De la foule des militants aux foulées du Viaduc, célébre épreuve pédestre de la région. J’ai passé quatre jours dans cette ville, il y a encore quelques mois sinistrée par une terrible tempête et redevenue aujourd’hui une cité prisée par les touristes et recherchée pour son charme et sa qualité de vie. J’y suis arrivé dès mercredi pour les journées des élus socialistes et républicains. Pendant deux jours, plus de six cents élus venus de toute la France ont participé à des ateliers centrés autour des enjeux des collectivités locales. Il a beaucoup été question de la régression territoriale que vise le gouvernement à travers les différentes remises en cause en cours au Parlement sur le financement et les compétences des collectivités. Puis vendredi, ont commencé les universités d’été du Parti Socialiste et du MJS, grand temps fort de la formation politique à laquelle j’appartiens. Ambiance studieuse et conviviale garantie. Il est bon de voir son parti remis au travail et tournant le dos aux divisions du passé. Martine Aubry en a profité pour dessiner une autre France que celle qu’abîme sans vergogne le président de la République. Elle n’a esquivé aucun sujet. Elle a notamment évoqué le thème de la sécurité sans détour avec responsabilité et en déclinant des propositions sérieuses et concrêtes à partir de l’expérience de nombreux maires. Un ton offensif et une approche humaine. On voit se dessiner un véritable projet pour les Français qui disent très majoritairement ne plus vouloir du pouvoir en place. La Rochelle n’est qu’une étape. Mais une étape réussie. On sent bien que le président de la République fait du sur-place. Sa gesticulation permanente n’efface pas un bilan calamiteux et des échecs latents. Le joggeur patine.

Rien à voir avec les deux cents coureurs inscrits aux foulées du Viaduc. Organisée par l’Athlétic Club de Barentin, cette épreuve sert souvent de reprise pour des sportifs confirmés ou des amoureux de la course à pieds. Les compétiteurs viennent de plus en plus nombreux comme un hommage rendu à l’excellente organisation du club porté par William Delarue. Les partenaires sont également nombreux comme une preuve de confiance. J’ai particulièrement apprécié la présence de Didier Crouin, président de l’USSAPB, qui vient donner le coup de main. Il le fait bien volontier non seulement en sa qualité de vice-président de l’Office Municipal des Sports mais aussi pour remercier les membres de l’ACB qui bénévolement font les signaleurs au moment des Boucles de l’Austreberthe. Dans la vallée les clubs entre eux n’hésitent pas à se donner le coup de main. L’esprit sportif ou l’image d’une France solidaire. Là encore rien à voir avec l’idée que se font beaucoup aujourd’hui de notre pays.

Les retraites parlons-en à …Lillebonne

Jeudi 12 août 2010

lillebonneLa salle Juliobona accueillait à Lillebonne la 4ème réunion de la série de cinq que j’ai souhaité mener sur les retraites. Nicolas Beaussart, maire de la commune, et Conseiller général du canton de Lillebonne m’avait fait l’amitié de me rejoindre pour cette soirée de débat, qu’il a bien voulu introduire. Après quelques éléments de décor, j’ai eu à coeur de présenter les propositions portées par la Parti socialiste. Trop souvent, on nous dit vous à Gauche, vous critiquez mais vous proposez quoi. C’est donc cet  exercice qui a été le mien à Lillebonne, car à la différence des autres réunions, c’était surtout sur cela que j’ai senti une attente de la cinquantaine de personnes présentes. J’ai notamment insité sur la priorité pour moi de poser un certain nombre de choses en préalable à toute réforme : la nécessité de justice et l’impératif de durabilité de la réforme. Sur la justice, l’élément central à mes yeux est la notion d’espérance de vie; On nous dit à la va-vite, on vit plus longtemps donc on peut travailler plus longtemps, et du coup porter à 62 ans l’âge légal de départ à la retraite. C’est faux et absurde de poser les choses ainsi. Pour moi, il faut prendre en compte l’espérance de vie en bonne santé. Car ce n’est pas tout de vivre plus vieux, il faut pouvoir profiter de ces années de repos méritées. Or, l’espérance de vie en bonne santé est loin d’être la même entre un cadre et un ouvrier du bâtiment, il ne faut pas que tout le monde soit logé à la même enseigne en la matière. Sur la durabilité, il faut que les pouvoirs publics soient davantage crédibles, car on ne peut pas tous les quatre ou cinq ans, remettre l’ouvrage sur le métier. On se doit de donner des gages et prendre nos responsabilités en travaillant une réforme durable. Le risque sinon est que les Français, notamment les jeunes, perdent totalement confiance. Le projet du gouvernement n’a pour horizon que 2018 et fait l’impasse sur 15 milliards d’euros. Bref, ce fut une soirée riche et constructive dont j’ai apprécié la teneur et la forte participation de l’assemblée.

Quevillon à l’Assemblée

Mardi 10 août 2010

quevillonLe 25 juin dernier, alors que la session ordinaire de nos travaux parlementaires s’achevait, j’avais invité pour une visite de l’Assemblée les ainés de Quevillon, en présence de Jean-Pierre PETIT, maire de la commune et de Anne DAËLE, l’élue chargée d’organiser cette escapade dans la capitale. Ce fût là l’occasion pour les participants de nourrir leur curiosité concernant le fonctionnement de l’institution et le rôle du député, car j’ai eu plaisir à répondre à de nombreuses questions.

Les échanges se sont poursuivis en cheminant au travers de la salle des pas-perdus, de la salle des quatre colonnes, des salons Pujol et Delacroix, ornés des peintures originales des artistes, de la salle des conférences et de l’impressionnante bibliothèque riche de plus de 780 000 ouvrages. C’est enfin par l’hémicycle, lieu symbolique des débats parlementaires que la visite s’est achevée. Les ainés de Quevillon ont ensuite pu s’offrir une pause au restaurant du Ministère des Affaires Etrangères, où ils ont déjeuné. Le groupe s’est ensuite rendu dans le 18ème arrondissement de Paris, pour sillonner les rues du quartier de Montmartre sous un soleil radieux avant de rejoindre en soirée leur village.

LMA comme Libéralisme, Mainmise et Archaïsme

Lundi 9 août 2010

 Le projet de loi de modernisation agricole (LMA), adopté par l’Assemblée Nationale le 6 juillet dernier, n’a pas manqué de décevoir les principaux acteurs concernés par le texte. Ce projet de « modernisation », qui avait pour objectif d’en terminer avec de nombreux archaïsmes, se révèle être en vérité un pacte de libéralisation de la filière agricole. Loin de garantir aux agriculteurs un revenu qui leur permette de vivre dignement de leur travail, comme l’avait pourtant promis le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, la mesure phare du projet de loi est la mise en place d’une contractualisation entre les agriculteurs et les professionnels de l’agroalimentaire. La forme de ce contrat « personnalisé » exclut toute régulation nationale et assure la mainmise de l’industrie agroalimentaire, qui pourra choisir de ne pas travailler avec telle ou telle exploitation jugée moins rentable que les autres. Autrement dit, c’est un bon moyen pour la distribution de s’assurer de la fourniture de marchandises, tout en poussant les agriculteurs dans une précarité sans précédent ! Mais les déceptions ne se limitent pas à cette unique mesure. En refusant la régulation par filière au niveau national, la loi entérine d’autres archaïsmes : absence de dialogue social en agriculture, disparition progressive des circuits courts (dont les nécessités sociale et écologique sont pourtant évidentes), volatilité des prix et flexibilité des revenus des agriculteurs, développement de monocultures, implantations sans évaluation environnementale ni consultation du public… Par ailleurs, de nombreux thèmes, pourtant essentiels, ont été écartés des débats : l’aménagement du territoire (au profit d’un mouvement de concentration), les aides aux jeunes agriculteurs ou la question des DOM-TOM. Le bilan est amer tant pour les exploitants que pour les consommateurs. Toutes ces raisons expliquent mon vote défavorable au projet LMA, tout comme celui de 196 autres députés. Un projet juste à mon sens aurait promu, entre autres, la gestion publique des marchés alimentaires agricoles et la relance de la compétitivité de nos filières agricoles afin d’éviter la volatilité des prix, la précarité des revenus agricoles, les circuits longs et les dérives productivistes.

Les retraites parlons-en à … Caudebec-en-caux

Dimanche 8 août 2010

caudebecC’est à la salle de la base de loisirs, en bord de seine, que plus de 60 personnes avaient sacrifié un début de soirée ensoleillé pour venir discuter des retraites à Caudebec-en-caux. Bastien Coriton, le maire de la commune, mais aussi Nicolas Beaussart, Conseiller général du canton voisin de Lillebonne, étaient eux aussi présents. Après quelques propos introductifs, le débat s’est vite installé car le sujet intéresse semble-t-il fortement. La pénibilité, a été au coeur de nombreux propos. L’amalgame du projet du gouvernement entre pénibilité et invalidité est fortement rejeté. De nombreuses interventions ont porté aussi sur le stress au travail, mais aussi sur la nécessité de relancer une politique active en matière de création d’emploi, ou encore sur la recherche de nouveaux financements comme la taxation des profits des banques, dont les bénéfices ont été une nouvelle fois en hausse.

Les retaites parlons en à …Pavilly

Jeudi 5 août 2010

C’est à la Maison pour tous, que j’avais souhaité parler retraites à Pavilly. J’y ai retrouvé Pascal Marchal, Conseiller général du canton, mais aussi Jean-Claude Bateux, mon suppléant, qui m’avaient tous deux fait l’amitié de venir à cette rencontre. Plus d’une trentaine de personnes avaient choisi de “sacrifier” une belle soirée ensoleillée de l’été commençant, pour venir échanger sur l’avenir de notre système de retraite. Après avoir fait un bref exposé de la situation actuelle, du projet de réforme du gouvernement, et des propositions portées par mon groupe parlementaire, une discussion d’une heure et demi s’est engagée. Ces rencontres sur les retraites, je les ai voulues pour nourrir ma réflexion, et avoir du terrain, au plus près des habitants, un retour sur leurs attentes, leurs inquiétudes et questionnements. A Pavilly, nos échanges ont beaucoup porté sur les jeunes, et la nécessité de trouver moyen de les intéresser, les associer à ce débat. Malheureusement, comme je l’ai indiqué lors de la soirée, un premier regret est la brièveté du débat national sur cet enjeu majeur, à peine 6 mois. Cela me paraît court pour vraiment engager et encourager les jeunes dans le débat, c’eut été possible, car les autres grands pays européens, notamment du nord, eux ont pris le temps, deux ans de débat national. Il aurait fallu à mes yeux suivre cet exemple. Autre point d’orgue de nos échanges, l’enjeu autour de la pénibilité. Sans doute le caratère industriel et ouvrier de la Vallée de l’Austreberthe explique la centralité de cette question. Mais tous ont dénoncé, regretté et fortement critiqué, l’assimilation entre pénibilité et invalidité comme le prévoit le gouvernement. Cette question mérite un traitement de fond que les personnes rencontrées à Pavilly estiment central. Bref une soirée enrichissante.

Louvetot et ses amis

Jeudi 29 juillet 2010

louvetot4C’est important d’avoir des amis. A Louvetot, les amis ont leur association. Présidée par Lucien Diome, l’association “les amis de Louvetot” rassemble les aînés du village. Elle propose des animations et des sorties. Le maître-mot est de se divertir ensemble. Briser l’isolement et partager de bons moments guident leurs pas. Chasser l’ennui et vivre une retraite méritée les motivent. Comme j’en est pris l’habitude, je les ai retrouver pour leur repas annuel entouré de Alain Legrand, le maire de la commune, et Martine Blondel, la conseillère générale de Caudebec-en-Caux. C’est agréable de voir des visages radieux même travaillés par le temps et d’entendre des rires sincères couvrir par intermittence le bruit des discussions animées. Ceux-là ne s’ennuient pas. L’association porte bien son nom. On lui souhaite de prospérer. En amitié bien sûr.

47ème fête de la jeunesse

Mercredi 28 juillet 2010

remise-prixC’est une tradition à Barentin, chaque année la fin de l’année scolaire est marquée par un grand rassemblement des écoles publiques dans une fête populaire. Cette année encore le succès de cette manifestation n’a pas été démenti, plusieurs milliers de personnes sont venues à ce rendez-vous traditionnel. fete-barentinLes parents, les personnels de l’Education nationale, et les enfants costumés, se retrouvent le dimanche pour marquer la fin d’une semaine de rencontres sportives et de préparation des animations. Kermesse, défilé, rythmes de l’Harmonie municipale de Barentin, et le groupe Caldéra ont permis aux petits et grands de passer un très bon moment. C’est un rendez-vous que j’apprécie car tout le monde est détendu, profite pour discuter, se retrouver. Bref un bel exemple de lien social à faire perdurer, et auquel je participe chaque année.

Barentin, nouvelle ovalie?

Jeudi 22 juillet 2010

atelier-jeunesLa Seine Maritime n’est pas ce qu’on pourrait appeler une terre de rugby. Le ballon rond domine. Et le ballon ovale a parfois du mal à se faire sa place. Il y a eu bien sûr l’engouement de la coupe du monde de rugby il y a deux ans. Mais le soufflet est vite retombé. C’est bien dommage. Il faut donc la foi du charbonnier pour animer et diriger un club de rugby dans notre région. Cette passion, je l’ai découverte chez Stéphane Groult, le président du RCB, le Rugby Club de  Barentin. Tous les ans, le club organise une journée au stade Guillemot agrémentée de rencontres amicales et de démonstrations pour les plus jeunes. Les clubs des environs viennent disputer quelques matchs. Yvetot notamment. L’assemblée générale du club et une soirée festive viennent clôturer la journée. L’ambiance est détendue. On a l’habitude de dire que le rugby est un sport de voyou fait pour des gentlemen. J’ai vraiment eu ce sentiment de croiser des gentlemen. Sous une armure de muscles, tout en force, transperce le fair-play. Le respect règne. Les joueurs sont sereins. Même déterminés. On sent la force maîtrisée et contenue. Le rugby mériterait d’être plus connu dans notre région.