le 06 février 2012

Articles de la catégorie « Mes points de vue »

L’habit coquelicot a disparu

Mercredi 4 mai 2011

p-royHier matin avant de me rendre en séance, j’ai appris le décès de mon collègue Patrick Roy. Ce député, connu de nombreux téléspectateurs comme “l’homme à la veste rouge”, menait un combat forcément inégal contre la maladie. Dernièrement, sous le coup d’un traitement innovant, remis debout bien que physiquement très affecté, il nous avait retrouvé dans l’hémicycle. Chacun a encore en mémoire ses mots et cette phrase offerte à tous, “la vie est belle”. C’est vrai qu’il nous avait donné une bien belle leçon de détermination et de courage. De tous les bancs étaient venus des applaudissements nourris traduisant la joie de le retrouver. Il inspirait aussi le respect. Malheureusement ce ne fût qu’une courte parenthèse. La maladie l’a rattrapée. Elle nous prive aujourd’hui d’un ami et d’un homme de coeur. Comme si ce malheur ne suffisait pas, aujourd’hui en pleine séance de questions d’actualité, nous avons appris le décès d’une autre collègue de mon groupe, Françoise Olivier-Coupeau. Là encore foudroyée par la maladie. Cela nous a littéralement mis un coup au moral. La phrase de Patrick m’est revenue à l’esprit. “La vie est belle” disait-il. Sauf que là je la trouve moche. Vraiment très moche.

Edition spéciale à Bouville et à Villers-Ecalles

Jeudi 21 avril 2011

bouville21Lundi dernier, j’ai eu un appel d’un journaliste de l’Edition spéciale, émission diffusée le midi sur Canal +. Il voulait faire un reportage pour illustrer les 3000 fermetures de classes prévues en France à la rentrée prochaine. Il avait vu sur le net un billet sur la mobilisation à Bouville. Contact pris, je lui signalais que chez nous ce sont les vacances scolaires mais que j’étais prêt s’il me donnait quelques minutes à me rapprocher des parents d’élèves et des élus de la commune que j’ai rencontrés lors de leur mobilisation pour dire non à cette fermeture. Et voilà, que en quelques heures, les parents dont Benoit Nicolle et Frédérique Barray remontaient leur campement dans la cour de l’école. Rendez-vous a donc été pris mardi après-midi. Les parents et élus de Bouville dont le maire Hervé Petit, et aussi Nelly El Harradi, suppléante de Pascal Marchal étaient au rendez-vous, très nombreux, jamais on aurait pu croire que l’école était fermée pour congés scolaires. Et hasard du calendrier, en fin d’après-midi un rendez-vous était calé à l’Inspection académique. Les parents m’ont demandé de les accompagner. Du coup, les journalistes nous ont suivi à Rouen à l’Inspection. bouville3Nous sommes aussi allés à Villers-Ecalles, commune qui reconstruit une nouvelle école, et qui risque elle aussi de perdre une classe. Michel Saumon, le premier-adjoint et plusieurs parents d’élèves étaient également au rendez-vous. Mais dans le reportage, ils n’ont pas retenu d’images de cette rencontre qui suivait celle de Bouville. Ce reportage a été diffusé ce mercredi, et je le trouve très bien fait. Il montre bien la logique comptable qui amène ces décisions de fermeture de classes. A Bouville, il manque un élève pour sauver la classe, il faut 104 élèves, la commune et les parents d’élèves comptent 103 inscrits pour l’instant. Le plus troublant c’est que l’Inspection en compte à peine 90. La décision est prise mais elle repose sur des chiffres différents. Je vous invite à jeter un oeil sur ce lien pour voir ce reportage, qui à travers l’exemple de Bouville illustre très bien ce que connaissent aussi de nombreuses communes de la circonscription : http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3355-c-edition-speciale.html?progid=450305
Je tenais à faire ce petit article aussi pour remercier toutes celles et ceux qui, comme à Bouville et à Villers-Ecalles, sont mobilisés pour défendre un service public de l’éducation de qualité.

Il y a de l’eau dans le gaz

Jeudi 7 avril 2011

gazDepuis plusieurs mois, une source d’énergie fait débat dans notre pays : le gaz de schiste. Il s’agit d’un gaz tout à fait semblable à celui que nous appelons gaz naturel à la différence qu’au lieu d’être contenu dans des poches souterraines, il est disséminé dans des argiles profonds et imperméables. Et c’est bien là tout le problème. Afin de récupérer ce gaz, il faut effectuer de nombreux forages, injecter de grandes quantités d’eau dans les puits et utiliser plusieurs centaines de produits chimiques. Ceux-ci constituent un véritable « cocktail polluant » à base de produits cancérogènes, qui ont des conséquences désastreuses pour la santé humaine et les nappes phréatiques comme l’ont démontrées des études faites aux Etats-Unis. Malgré ces risques élevés et l’opposition des habitants situés à proximité des futurs puits, le Gouvernement a autorisé l’exploitation de ce gaz. Cette nouvelle décision du Gouvernement n’est malheureusement que le nouveau signe de l’abandon total par celui-ci des valeurs du Grenelle de l’Environnement. Face à ce véritable danger pour l’environnement et la santé, le groupe socialiste a déposé une proposition de loi, que j’ai cosignée, pour “ interdire l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels” mais également celle de “gisement d’hydrocarbures liquides ou gazeux. Les socialistes n’accepteront pas que la recherche d’énergies alternatives au pétrole et au nucléaire se fasse au détriment de notre environnement et de la santé publique.

Côté prix, les hausses !

Mercredi 6 avril 2011

bruleurImpossible d’ignorer la conjugaison du verbe “augmenter” : il est utilisé à tous les modes, à tous les temps et en toutes circonstances, tout particulièrement lorsqu’il s’agit des prix ! L’inquiétude est réelle et elle augmente, elle aussi, quand ce sont les pâtes, les farines et donc le pain, le café, le beurre, l’huile et le fromage dont les étiquettes s’apprêtent à flamber. Jusqu’à 20 % de hausse. L’information semble être passée brièvement sur les antennes mais elle est assurément enregistrée et redoutée par les personnes que je rencontre et qui m’interpellent. essenceIl n’y avait pas besoin de voir les produits alimentaires de première nécessité gonfler pour que de nombreux Français soient déjà confrontés aux difficultés. Et ce ne sont pas les mauvaises réponses annoncées par les ministres pour limiter les coûts de l’énergie qui peuvent inverser la tendance. Qui abusent-ils quand ils jouent avec le calendrier pour tenter de masquer, jusqu’à l’élection présidentielle, leur mauvais choix ? Qui trompent-ils quand, d’une part, ils décident de geler les prix du gaz, mais que d’une autre, ils ont laissé filer les prix : + 60 % depuis 2005 ! Qui servent-ils quand, pour contrer la hausse des prix des carburants, ils s’entêtent à refuser de jouer sur la TIPP flottante et préfèrent réserver de nouvelles déductions à celles et ceux qui paient l’impôt sur le revenu ? Ces subterfuges électoralistes et ces circonvolutions clientélistes conduisent à l’inquiétude, voire à la misère.

Sobriété, efficacité, précarité et volonté

Jeudi 24 mars 2011

ponts-thermiques-isolation-logementLes inquiétudes et les interrogations sont grandes sur le volontarisme du gouvernement à s’engager dans une  action durable et cohérente pour faire face à l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, la déperdition de la couche d’ozone ou encore, la disparition de certaines espèces animales ou végétales. Le grenelle de l’environnement avait suscité un réel espoir. Mais les décisions récentes prises par le gouvernement, qu’il s’agisse de l’abandon de la taxe carbone, du moratoire sur le raccordement des installations photovoltaïques ou de la baisse du crédit d’impôt développement durable, nous conduise à douter. C’est pourquoi le groupe socialiste a déposé une Proposition de résolution sur ce thème. Proposition discutée aujourd’hui à l’Assemblée. cb-tribune-ppr-climatJe suis intervenu cet après-midi dans le cadre de la discussion générale de ce texte. J’ai évoqué un sujet qui me mobilise particulièrement, le plan bâtiment du Grenelle. Ce secteur est le plus gros consommateur d’énergie de notre pays. Il représente 43% de la consommation d’énergie totale finale et 123 millions de tonnes de CO2 par an, c’est-à-dire 25% des émissions nationales. Le Grenelle 1 fixait un objectif très ambitieux de réduction de 38 % des consommations énergétiques du parc d’ici 2020. Les outils et les moyens déployés ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Ainsi, selon le Centre interprofessionnel technique d’étude de la pollution atmosphérique, les émissions du secteur résidentiel et tertiaire sont en hausse. Elles ont augmenté de 10% entre 1990 et 2008. Il est en de même de la consommation d’énergie du secteur. Les collectivités territoriales ont un rôle capital à jouer. Le rapport Jarlier rappelle par exemple que les bâtiments communaux représentent les ¾ de la consommation d’énergie des communes. Il y a donc là, un formidable gisement d’économies. cb-tribuneLa question qui se pose est de savoir comment financer ces travaux. La majorité, il faut le rappeler, avait refusé d’adopter l’amendement du groupe socialiste à la loi Grenelle 2 qui visait à étendre le bénéfice de l’éco-Prêt à Taux Zéro aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale. J’ai tenu à le souligner à nouveau.grenelle5
Le Grenelle de l’environnement portait aussi la nécessité de lancer un plan de formation professionnelle, de recrutement et qualification des professionnels du bâtiment intégrant performance énergétique, réduction des gaz à effet de serre, adaptation climatique et qualité sanitaire intérieure. Or, il est seulement fait mention d’une incitation de la part de l’Etat auprès des acteurs de la formation professionnelle initiale. Inutile de rappeler qu’une incitation et non une obligation, n’augure rien de bon en cette période de crise économique. Ce manque d’ambition est dommageable car la filière du bâtiment représente aujourd’hui 4 millions d’actifs et on estime le potentiel de création d’emplois à 20 000. Les 1,2 millions d’artisans et d’entrepreneurs attendent une action plus volontaire de la part de l’Etat.
Nous sommes aujourd’hui loin du lancement d’un vaste programme national financé par l’Etat qui viendrait en soutien aux Régions pour organiser la formation professionnelle. L’immense chantier promis tarde en effet à se mettre en place, faute de programme précis, de moyens d’envergure et de forte mobilisation des professionnels.
Enfin, j’ai tenu aussi à évoquer la question de la précarité énergétique qui concerne 3,4 millions de ménages. C’est-à-dire 13% des ménages. Non seulement agir sur le bâtiment est bon pour réduire les émissions et les consommations, mais c’est aussi un moyen de préserver le pouvoir d’achat.
J’ai conclu mon intervention en interpellant la Ministre, avec ces mots “un Président a dit un jour que la maison brûle, aujourd’hui, la maison est toujours mal isolée, elle brûle toujours trop d’énergie, il ne faut pas perdre de temps.”

Au chevet de l’Education nationale

Samedi 19 mars 2011

college2On dit “être au chevet de quelqu’un” lorsqu’il est souffrant. C’est ce que j’ai fait ce matin, et ce que beaucoup feront aujourd’hui pour dénoncer la souffrance de l’Education nationale. Il y aura une manifestation cet après-midi à Rouen, pour dénoncer les suppression de postes à tour de bras. L’Education n’est pas la priorité du gouvernement. Alors on nous répond que cela reste le premier poste du budget de l’Etat. Certes. Mais depuis les cinq dernières années, au nom du déficit budgétaire, ce sont des considérations comptables qui déterminent les lignes politiques du gouvernement en matière d’Education. Résultat, il dégrade de façon systématique les conditions d’accueil, de formation et de qualification des élèves, et détériore les conditions de travail de l’ensemble des personnels. C’est pourquoi je tenais aujourd’hui à être au chevet de ce grand corps malade qu’est l’Education nationale. J’en ai d’ailleurs un cas très concret et emblématique dans ma circonscription, le collège Flaubert de Duclair où je me suis rendu ce matin. Un cas comparable à la situation du collège Gounod à Canteleu, Alain à Maromme ou encore André Marie à Barentin. Lundi dernier, j’ai déjà rencontré avec Bernard Léger, le conseiller général de Duclair, et les maires de Duclair et Berville-sur-Seine, Joseph Macé et Nicole Basselet, des parents d’élèves notamment Madame Larget et des enseignants inquiets. Ils nous avaient à nouveau donné rendez-vous ce matin, à 9h30 aux portes du collège. college-1 Nous étions plus d’une centaine. Beaucoup d’élus du canton étaient là parmi lesquels Pierrette Canu, maire de Saint-Pierre-de-Varengeville et Henri Gabrielli, maire de Annneville-Ambourville et président du syndicat des collèges. En cause, la forte réduction de la Dotation Horaire Global, et la suppression de postes qu’elle implique, prévues pour la rentrée 2011/2012. Je ne rentrerai pas dans le détail des conséquences négatives sur l’organisation de cet établissement. Le meilleur exemple, et le plus parlant pour illustrer cette casse de l’outil éducatif est le suivant. Avec ces reductions de moyens et de postes, à Duclair,pour les cours de Français, 3 classes seront divisées en deux sur 3 niveaux, cela signifie, que pour ces enseignements les élèves auront deux voire trois professeurs différents! C’est du grand n’importe quoi. Dans le même ordre d’idée, le soutien individualisé ne sera plus possible. Des matières seront négligées comme l’anglais par exemple. Le travail en groupe rendu plus difficile notamment dans les matières scientifiques faute de places suffisantes dans les salles équipées. Encore pire, les premiers secours n’étant plus dispensés, les parents devront payer ces formations en dehors de l’établissement. Avec mes collègues élus j’ai dénoncé tout cela en écrivant à l’Inspecteur d’Académie. Il nous faut trouver le bon remède pour ce malade, cela devient urgent. J’ai l’habitude de dire que l’éducation est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Que ce soit pour Charcot au Trait ou pour Flaubert à Duclair, les enfants du canton méritent des conditions d’études satisfaisantes.

La mer est l’avenir de la terre

Jeudi 10 mars 2011

marineCette idée est revenue à plusieurs reprises dans la bouche des différents intervenants présents hier matin à l’assemblée nationale à l’occasion d’une table-ronde sur le développement économique maritime organisée par la commission du développement durable. Francis Vallat, président du cluster maritime français, Joël Jouault, représentant l’union fédérale maritime CFDT pour la marine marchande, Michel Le Cavorzin, représentant la fédération nationale des syndicats maritimes CGT, Laurent Castaing, président du Grand Port Maritime du Havre, Jean-Pierre Quéneudec, président de l’académie de marine et enfin la déléguée générale d’Armateurs de France, ont pris la parole pour traiter de ce sujet. J’ai assisté à une discussion de qualité lors de laquelle chacun a pu confronter son point de vue. Le Grenelle de la mer ayant suscité beaucoup d’espoir, l’attente est grande aujourd’hui. Quatre thèmes ont alimenté les débats : la sécurité maritime, le développement et la compétitivité des ports français, le développement du pavillon français et la formation des marins. En superficie la France est la deuxième puissance maritime ( pas loin de 12 millions de kilomètres carrés!) mais économiquement elle se situe au 30ème rang. Autant dire que la marche est encore haute pour utiliser au mieux notre potentiel. marine-2L’Europe représente 40% du trafic maritime. En France, le secteur de la marine marchande c’est au moins 40000 emplois directs et pratiquement le double en emplois indirects. Quatre millions de conteneurs passent dans nos ports dont environ 2,5 rien que par Le Havre. La part des échanges économiques par la mer est de 72%. Le transport maritime dégage par ailleurs moins de C02. Les enjeux sont donc considérables. En termes économiques bien évidemment mais également au niveau des conséquences de l’augmentation des flux d’échanges. Il y a de plus en plus de navires et ils sont de plus en plus gros. Par exemple au niveau du Pas de Calais, on arrivera très vite à 1000 bateaux à comparer au 700 d’aujourd’hui. Et leur capacité évolue rapidement, on est passé du 10000 conteneurs au 18000 et dans les prochaines années il faudra s’attendre à voir des navires pouvant transporter 23000 boîtes. Cela change la donne en terme de sécurité maritime. Le spectre de l’Erika n’est jamais loin. Le renforcement des moyens de sécurité est de mise. En plus de deux heures de séance, il n’aura pas été possible d’aborder toutes les dimensions du secteur de la marine marchande. Une autre table-ronde est prévue dans le prolongement de celle-ci. Mais j’en suis reparti avec l’intime conviction qu’en effet la mer était l’avenir de la terre. Elle représente 70% de la surface terrestre. 2/3 des habitants vivent à moins de 90 kilomètres de la mer. C’est aussi un formidable réservoir de biodiversité. Et c’est enfin un enjeu économique essentiel.

Le remède pire que le mal ?

Vendredi 4 mars 2011

La droite gouvernementale vient enfin d’admettre une erreur dans laquelle elle s’est engagée voilà près de quatre ans : hier, le Premier ministre a annoncé la suppression du bouclier fiscal. Erreur budgétaire puisqu’il privait les finances de l’Etat de 700 millions d’euros chaque année, mesure extrêmement cynique puisque ce “bouclier” permettait aux quelques milliers de Français les plus riches de recevoir annuellement un copieux chèque tandis que les autres devaient faire des efforts, je n’ai eu de cesse de dénoncer cette injustice. Pour autant, je ne parviens pas à me satisfaire de cette annonce puisque le gouvernement a l’intention d’accompagner la fin du “bouclier fiscal” d’une réforme de l’ISF, l’Impôt de Solidarité sur la Fortune. isfCet impôt acquitté par les plus fortunés rapporte, lui, 4 milliards d’euros chaque année. Deux pistes de réforme sont envisagés : sa suppression ou sa transformation en profondeur. Dans un cas comme dans l’autre, c’est un nouveau cadeau fait aux Français les plus aisés que le gouvernement prévoit. 4 milliards d’euros, c’est une manne financière colossale que le gouvernement semble prêt à abandonner. Au regard de la dette, au regard des finances de notre pays et au regard de la situation de nombreux Français qui exigerait d’augmenter l’intervention publique, j’ai bien l’impression que le remède sera pire que le mal…

Un ciel sombre et une embellie

Mercredi 2 mars 2011

Hier, le Parlement a repris ses travaux, la semaine de vacance parlementaire s’étant achevée. Vacances est un bien grand mot, tant les événements qui se sont enchaînés dans l’actualité ces derniers jours ont été forts, nouvelles mobilisations en Tunisie, Egypte, la Lybie qui explose, et bien d’autres pays sont en train de voir gonfler des mouvements pour la liberté. Chez nous, une réaction attendue mais bien tardive est enfin intervenue de la part du Président qui vient de remanier, en débarquant la Ministre des affaires étrangères, sans oublier le Ministre de l’Intérieur actuellement poursuivi en Justice pour des propos racistes.
Ces événements interpellent, interrogent. Certes, il n’est pas simple de prévoir de tels mouvements, mais le Président et le gouvernement semblent complètement perdus signe que le peu de considération porté à notre réseau diplomatique ces dernières années (-20% d’effectifs depuis 2002 et seulement 1% du budget consacré au ministère des affaires étrangères) et l’absence de véritable politique étrangère sont pénalisants pour la France, alors que c’était une de ses forces sur le plan international. C’était l’actu dans les discussions dans les couloirs de l’Assemblée hier encore, en fin d’après-midi alors que se déroulait en commission du développement durable l’audition de Thierry Mariani, secrétaire d’État chargé des transports, sur le schéma national d’infrastructures de transport (SNIT) et les mesures prises dans les transports suite aux intempéries de décembre 2010. Ces intempéries, il en sera à nouveau question ce matin, toujours en commission à laquelle je participais, lors de l’audition de François Jacq, président-directeur général de Météo-France. visite-berges-sanofi
En fin d’après-midi, je retrouverai au Trait, Didier Marie, Président du département de Seine-Maritime et Bernard Léger, Conseiller général de Duclair, sur le site de l’entreprise de Sanofi au Trait, pour visiter la fin d’un chantier pour lequel, avec Bernard Léger, je me suis beaucoup mobilisé, portant sur un renforcement des berges de la Seine et de la protection contre les inondations d’une partie de ces rives de la zone industrielle du Trait pouvant fortement endommager les installations de cette entreprise où travaillent 800 personnes. Les semaines qui s’annoncent seront bien chargées, avec les élections cantonales, le lancement de la mission d’information sur les matières premières dont je suis rapporteur, les discussions à venir sur le gaz de schiste et l’utilité de lancer des explorations, la poursuite des auditions de la mission d’information sur le bruit que je pilote également, les réunions des commissions, et bien entendu l’actualité de la circonscription et de ma ville, voici donc une reprise sur les chapeaux de roue. Toutes ses discussions autour des intempéries m’ont rappelé combien la vie politique pouvait être également agitée par des vents contraires. Ciel sombre donc pour le gouvernement ou l’échec de la méthode Sarkozy est patent. Embellie démocratique dans le nord de l’Afrique.

Avec les anciens combattants du canton de Lillebonne

Jeudi 24 février 2011

ag-acpgDimanche matin, petit à petit la salle Thiers à Lillebonne s’est remplie. Plusieurs dizaines d’anciens combattants du canton ont répondu à l’invitation de leur président Gérard Bellanger. Michel Duval, le président de l’association ACPG-ACTM de Lillebonne et le vice-président cantonal, m’avait gentiment convié il y a quelques semaines de cela à leurs travaux. Je me suis donc retrouvé entouré de Michel Hermier, le vice-président départemental, de Sylvie Genet, maire-adjointe et de Nicolas Beaussart, maire de Lillebonne et conseiller général. Au menu, un état des comptes par Monsieur Lebas, un aperçu des manifestations à venir,notamment le congrès départemental au Havre et le défilé des drapeaux à Gruchet-la-Valasse et un point d’actualité par Michel Hermier. Nicolas Beaussart est intervenu pour rappeler le soutien de sa commune au monde combattant et le nécessaire devoir de mémoire. J’ai conclu l’assemblée générale en regrettant le sort qui est fait aux anciens combattants au niveau national. Baisse du budget de 3,89%, un tout petit point seulement de revalorisation de la retraite du combattant et encore seulement au 1er juillet, promesse non tenue pour l’obtention de la carte du combattant aux militaires pouvant justifiés au moins quatre mois de présence en Algérie avant le 2 juillet 1962, faux espoir pour la campagne double, allocation différentielle des veuves de combattants à 887 euros seulement, largement en dessous des 950 euros réclamés par les députés de mon groupe à l’assemblée et qui correspondent au seuil de pauvrété, disparition des services de l’Onac ici en région. Non décidemment le monde combattant est le parent pauvre du budget de la Nation. L’absence d’un secretaire d’Etat dédié démontre le peu de cas qui en est fait. Michel Duval a invité au verre de l’amitié pour clôturer la matinée.