le 18 mai 2012
le 27 janvier 2012

Les nouvelles se succèdent à un rythme soutenu au sujet de l’entreprise Petroplus et de son site de Petit-Couronne.

Mercredi dernier, le 25 janvier, le site était placé en redressement judiciaire. Jeudi, on apprenait qu’une enquête avait été ouverte pour faillite frauduleuse concernant le site. Les comptes de Petroplus France font en effet apparaître des mouvements suspects selon des sources proches de l’enquête.

Une illustration de la véritable opacité qui règne autour du groupe suisse, dont le siège social est installé dans une commune de 26.000 habitants mais qui compte près de 30.000 sièges d’entreprises dont 18.000 se consacrent à des activités financières.

J’ai eu l’occasion de me rendre à deux reprises sur le site pour apporter mon soutien aux salariés. D’ailleurs, depuis début janvier, à l’occasion des cérémonies de voeux, dans de très nombreuses communes de la circonscription, j’ai rencontré de nombreux salariés ou d’anciens salariés de la Shell, comme on l’appelle encore. Beaucoup sont troublés de voir cet outil industriel mis à mal. Beaucoup sont inquiets du sort des salariés du site mais aussi de plusieurs sous-traitants du port. Car Petroplus, ce n’est pas que la raffinerie, c’est aussi 10% de l’activité du port de Rouen, mais aussi 10% de l’activité de celui du Havre. On mesure combien une éventuelle fermeture du site serait dramatique demain.

Cette situation soulèvent de nombreuses questions auxquelles nous devons collectivement apporter des réponses immédiates et concrètes. L’avenir du raffinage est en France, c’est un fait. Nous ne pouvons en effet nous résoudre à abandonner ses activités indispensable au maintien de notre indépendance énergétique. Ce fut d’ailleurs l’objet d’échanges très intéressants il y a quelques semaines lorsque je me suis rendu sur le site d’Exxon Mobil à Notre-Dame de Granvenchon.

Afin de conserver ce véritable savoir-faire français et seinomarin nous devons prendre des actes : la structuration de filières industrielles puissantes, la mise en place d’écluses tarifaires au moyen de normes sociales et environnemantales que les produits importés devront respecter et enfin de véritables moyens pour la justice financière comme j’en soulignai l’urgence il y a quelques mois dans une interpellation au Gouvernement.

Je reste entièrement mobilisé aux côtés des salariés de la raffinerie de Petit-Couronne dont je salue le courage et la volonté dans ces instants difficiles.

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