le 06 février 2012
le 1 septembre 2010

duclair8La fin du mois d’août correspond dans notre région aux commémorations de la libération de 1944. Pendant plusieurs jours, dans différentes communes, les élus et les anciens combattants participent au devoir de mémoire. Devant les Monuments aux Morts, fleuris pour l’occasion et où figurent les noms de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour défendre notre pays et les valeurs de la République, les autorités prononcent des discours écrits à l’encre du souvenir. A chaque fois transpirent le “plus jamais ça” et le refus de la haine de l’autre. Inutile d’avoir fait une thèse d’histoire pour comprendre que cette guerre est née d’une idéologie de la haine et du racisme. Ne plus voir renaître les crimes commis au nom de cette idéologie c’est avant tout combattre sans relâche ceux qui s’emploient à diffuser des thèmes que cimentent la haine de l’autre et parfois le racisme. Lundi j’ai assisté aux commémorations de Canteleu et Duclair. pavilly1Mardi c’était au tour de Pavilly en même temps que Barentin. Joseph Macé et Dominique Ponty, respectivement maire et premier adjoint de Duclair, ont tenu des propos émouvants. Devant la petite fille de Monsieur Guyomard, le maire a rappelé un fait d’arme d’un homme ordinaire habité du courage qui en a fait un héros. Monsieur Guyomard, qui avait pourtant déjà perdu un bras,  a coulé le bac de Duclair pour empêcher la progression des troupes d’occupation. Son geste a été décisif. A Pavilly, Claude Lemesle, le maire, a également construit son intervention autour du devoir de mémoire et des gestes de bravoure d’hommes et de femmes qui ont constitué un front du refus en s’engageant dans la Résistance notamment dans le maquis de Bouville dont un hommage particulier est rendu tous les ans en juillet. De son discours, j’ai également retenu cette expression “un petit bout de France se libérait faisant croire à tous que c’était la France qui se libérait”. L’arrivée des blindés alliés, les drapeaux tricolores ressortis et qui pavoisaient les rues, les larmes de joie, la musique qui retentie, La Marseillaise chantée à gorges déployées sans crainte d’être arrêté, les embrassades qui se succèdent, dans chaque village ces mêmes gestes et aujourd’hui dans la tête des derniers témoins les mêmes images couleur sépia. A nous de faire que ces images ne disparaissent pas enfouies dans un monde où tout va vite et où les héros “télévisuels” n’ont pas la trempe de ces héros ordinaires à qui nous devons notre libération.

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