C’est donc à Malaunay, que j’ai terminé la série de cinq débats sur la réforme des retraites. Une cinquantaine de personnes étaient présentes dans l’espace Pierre Néhoult en ce 12 juillet. Stéphane Deschamps, maire de la commune, et David Lamiray, Conseiller général et maire de Maromme, étaient à mes côtés pour cette réunion à l’échelle de la Vallée du cailly. Là encore, le débat fut très riche, avec de nombreux échanges avec la salle. Mais aussi, et c’est ce que j’apprécie lors de telles rencontres, un débat entre les personnes de l’assistance. Echanges de point de vue sur le public et le privé, question autour de la situation des postes de travail pénibles, mais aussi sur la nécessité d’élaborer une politique de l’emploi dynamique, pour augmenter le nombre de cotisant. Alors que le Président de la République allait peu après s’exprimer à la télévision, de nombreuses interventions ont dénoncé la décalage entre le pouvoir et la réalité sur le terrain. Tous partageaient aussi leur étonnement voire leur agacement de la promptitude du gouvernement à aider les banques lors de la crise financière, et aujourd’hui le même pouvoir qui traîne des pieds à taxer les bénéfices records de ces mêmes banques, alors qu’il y aurait là une source de financement juste pour les retraites. Bref, une réunion des plus intéressantes.
le 14 août 2010



Lors de son intervention télévisée de juillet dernier, le président de la République a rappelé ce qu’avant lui le ministre du Travail et le Premier ministre avaient déjà affirmé : tout Français ayant commencé à travailler avant ses 18 ans est assuré de partir à la retraite au maximum à 60 ans.
Ce principe énoncé est totalement contredit par la teneur même du projet de réforme qui veut que les salariés concernés justifient de la durée légale de cotisation majorée de huit trimestres pour faire valoir leur droit.
Dans le système actuel, un salarié né entre le 1er juillet et le 31 décembre 1951 et travaillant sans discontinuer depuis ses 17 ans et demi était assuré de partir à 60 ans avec un fort excédent de trimestres cotisés. Il faisait en quelque sorte du « rab » en attendant la date symbolique de son 60e anniversaire. Avec le nouveau système, il voit son départ reporté au delà de ses 60 ans. Nous avons donc affaire à un effet d’annonce, un nouveau mensonge d’Etat.