le 18 mai 2012
le 3 juillet 2010

jardin-duclairFermez les yeux. Vous entendez le bruit presque sourd, des petits tourbillons que fait l’eau de l’Austreberthe qui termine sa course à Duclair. Restez les yeux fermés. Vous sentez les saveurs du jardin. L’odeur si particulière du groseille. Ouvrez les yeux. Et vous découvrez les plus de quatre vingt parcelles des jardins ouvriers de Duclair. Des alignements de salades, de radis, des pieds de haricots qui sortent de terre, des pieds de  tomates qui se dressent comme pour nous narguer avec leur rouge vif et leurs rondeurs envieuses. Tous les ans, Yves Gruel, le président des jardins ouvriers de Duclair, nous invite à faire le tour du potager. Je me retrouve avec Joseph Macé, le maire de la commune, et Bernard Léger, le conseiller général, à écouter les conseils avisés des jardiniers. Chacun y va se son petit secret. Enfin presque. jardins1Car il est de bon ton de garder les secrets de famille qui se transmettent d’une génération à l’autre et qui font les beaux jardins. C’est comme pour les recettes de cuisine. Il manque toujours la petite touche qui fait la différence ou l’ingrédient introduit au bon moment qui donne le goût. Mais le point commun de tous les jardiniers semblent être la présence régulière. On ne s’improvise pas jardinier. Il ne suffit pas de semer. Il faut s’en occuper de ses tomates, de ses choux ou de ses pommes de terre. Certains viennent tous les jours. D’autres moins souvent. Mais ceux qui viennent presque jamais se trouvent vite envahis par les mauvaises herbes ou font sans le savoir le bonheur des oiseaux. Notre visite commencée sous un soleil de plomb s’est terminée à l’ombre dans la salle Léon Rogé autour d’un verre de l’amitié.

Un commentaire

  1. chantal treguer

    Tout vient à point à qui sait attendre, peut-être… :-)

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