Ce matin, après avoir tenu ma permanence à Canteleu, de 7h00 à 9h30, j’ai rejoint la rive sud de la seine, au traditionnel point de rendez-vous pour les mobilisations. Et là, dès mon arrivée, j’ai senti que quelque chose d’énorme allait se passer à Rouen, vu les nombreuses personnes qui cheminaient comme moi vers le cours Clémenceau.
J’ai retrouvé les militants du parti socialiste, nombreux. Et j’ai été rejoint par Laurent Fabius, Alain Le Vern et Didier Marie avec lesquels nous sommes allés à la rencontre des différentes formations syndicales pour les saluer avant que le cortège ne se lance dans son parcours.
Et nous avons attendu, assez longuement avant de pouvoir faire nos premiers pas, signe que la mobilisation était au rendez-vous. Les syndicats ne s’y étaient pas trompés, ils avaient fait le choix du plus grand parcours qu’il est possible de faire dans le centre de Rouen. Au final, nous étions pas loin de 40000.
Puis en fin d’après-midi, vers 16h, je suis arrivé à Lillebonne, où j’y ai retrouvé Nicolas Beaussart, Conseiller général et maire de la commune pour défiler dans les rues de sa ville avec les nombreux salariés des entreprises de la vallée du commerce. Un bon millier de manifestants, une mobilisation des grands jours pour Lillebonne. Certains d’entre eux avaient déjà manifesté le matin au Havre. Partout la même détermination pour s’opposer au projet du gouvernement injuste et petits bras qui ne réglera pas le problème dans la durée. Partout un sentiment de dégoût face au mépris du président de la République qui préfére parler football à l’heure où des millions de Français manifestent leur colère et subissent des baisses de leur pouvoir d’achat et des remises en cause de leur statut.


