Ce nombre, c’est ce que la France perd de foncier agricole. Hier, en début d’après-midi, je suis allé à Barentin à la rencontre des Jeunes Agriculteurs de Seine-Maritime, qui organisaient trois opérations de sensibilisation du grand public, à Montivilliers, Dieppe et donc Barentin. J’y ai notamment retrouvé Elise HERON et Guillaume TRIBOUILLARD, deux exploitants très investis dans l’organisation des Jeunes Agriculteurs de Seine-Maritime. Ces opérations font suite à Nature Capitale qui a transformé en mai dernier les Champs Elysées en plateau végétal, 20 ans après La Grande Moisson lorsque les même Champs Elysées étaient devenus champ de blé.
Si les JA 76 ont voulu mené cette opération c’est pour poursuivre leur volonté de montrer au plus grand nombre combien l’agriculture est un acteur incontournable du développement économique, social et environnemental de notre pays, et que les crises qui se multiplient ces dernières années font peser de lourdes craintes. Ainsi, l’urbanisation galopante, pour la construction de zones d’activités, de zones pavillonnaires et autres équipements comme les centres commerciaux, font disparaitre directement les zones agricoles de notre pays. 24 mètres carrés, c’est énorme, et pour favoriser la prise de conscience du grand public, ce sont 24 mètres carrés de terre qui ont été déversées et plantées en ce début d’après-midi sur l’axe reliant Barentin à Pavilly. Durant près d’une heure, nous avons échangé sur et enjeu. Ce fut une discussion intéressante alors que dans quelques temps, le Parlement discutera de la LMA, la Loi de Modernisation de l’Agriculture. Je m’investirai sur ce sujet, comme la semaine dernière lors de l’audition de Bruno Le Maire, Ministre de l’Agriculture, que j’ai interpellé sur les filières courtes et le bio lors de son audition par la Commission du Développement Durable.
Une action simple doit être envisagée à mon sens. Il faut permettre aux différents usages sociaux des territoires de cohabiter, logement, agriculture, loisirs, économie … mais pas de supplanter et écraser l’un au bénéfice d’un autre. En la matière, je pense que les règles d’urbanisme doivent contraindre, les élus notamment, à travailler prioritairement sur les friches indutrielles. Ainsi, pour tout projet de zones d’activités, de lotissement ou centre commercial, il devrait être rendu impossible de réaliser ce type de projet sur une surface agricole, s’il existe une friche industrielle sur le même territoire communal. Certes cela pose des questions de dépollution et autres, mais au moins on retrouvera là un véritable aménagement du territoire qui respectera les espaces.
le 19 juin 2010


