On sait que l’actualité chasse l’actualité. Nous vivons dans un monde où les sujets se téléscopent. Où l’on passe souvent du coq à l’âne. Sans retour en arrière. La lumière des projecteurs s ’efface aussi vite qu’elle est venue. C’est d’autant plus vrai pour les plans de licenciements. Il n’y a pas un jour sans qu’on annonce des destructions d’emplois ou des difficultés pour une entreprise locale. Cela devient donc difficile pour les salariés qui défendent leur outil de travail de se faire entendre ou de briser le mur médiatique. Il importe de ne pas se faire oublier. Mercredi en fin de matinée, les salariés de l’entreprise Gardy à Barentin ont donc débrayé à nouveau pour rappeler que leur combat continue et qu’ils n’ont toujours pas obtenu satisfaction. Ils sont descendus en cortège en centre ville pour un apéro devant la mairie. Objectif : se faire entendre.
Ils étaient très nombreux et très mobilisés. Beaucoup d’anciens salariés, aujourd’hui retraités, les avaient rejoins. Des habitants sont venus leur apporter un soutien. Michel Bentot, maire de la commune, Jean-Claude Bateux, député honoraire, Pascal Marchal, conseiller général du canton de Pavilly, et moi-même nous avons partagé ce moment. Par solidarité. Pour rappeler aux pouvoirs publics que nous n’acceptons toujours pas les 96 suppressions d’emplois. Pour dénoncer l’absence de véritable politique industrielle en France. On ne peut voir partir nos emplois et nos usines sans sourciller. Notre vallée a déjà trop souffert. Il faut des garanties pour la pérénnité de l’usine. Il faut des réponses au désarroi des salariés. Mercredi le mot d’ordre c’était pas d’oubli pour les Gardy!
le 28 mai 2010



Christophe,
Eh oui tu as raison, il ne faut pas que SCHNEIDER pense que l’on va s’arrêter là. Nous ne pouvons laisser partir notre emploi seulement parce que les actionnaires veulent toujours plus.
Le personnel est de plus en plus en grande détresse, mais le direction ne voit pas le mal qu’ils sont en train de faire. J’espère que cette pression ne va pas occasionner un stress supplémentaire, car cela fait maintenant plus de 2 ans en ce qui me concerne, et je constate que cela s’aggrave de plus en plus. J’espère qu’ils n’attendent pas un “coup dur” pour prendre conscience de cette réalité. Mais ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.
A bientôt
Nelly