le 18 mai 2012
le 16 mars 2010

blason-barentinOn connaît Aubusson, la capitale mondiale de la tapisserie située au coeur de la France et au bord des eaux pures de la Creuse. Samedi matin, l’espace d’un instant, Barentin, traversée par l’Austreberthe, était presque devenue la capitale de la Normandie. Une petite foule s’était en effet donné rendez-vous dans les salons de l’hôtel de ville pour découvrir le blason de Barentin et le blason de la Normandie. Réalisés selon le savoir-faire acquis par cinq siècles de tradition de la manufacture royale d’Aubusson, les deux blasons présentés se distinguent par la qualité de leur laine, la précision des motifs et le choix des couleurs. Le rouge et jaune pour la Normandie. Le bleu et le jaune pour Barentin. Les lissiers qui tissent sur leur métier avec les gestes d’autrefois ont su reproduire les lignes fines des abeilles, des léopards et du viaduc. Le détail ne semble pas effrayer les mains expertes. Jean-Marie Grisel, adjoint à la culture est aux anges. Le résultat est à la hauteur de ses expérances. La ville d’André Marie a de la chance de le compter comme élu. Arrivé aux responsabiltés grâce à l’édile radicale, il en a conservé l’amour des arts, une ambition pour la culture et un souci permanent de conservation du patrimoine. Une semaine avant cette cérémonie, il faisait d’ailleurs visiter aux habitants la chapelle Saint Hélier dont la restauration est sa grande oeuvre. Michel Bentot, maire de la commune, a félicité son adjoint et remercié Madame Bouillon (qui n’est pas de ma famille) qui représentait la manufacture royale. Cette dernière m’a confié que les lissiers tissaient pratiquement en aveugle. La tapisserie est à l’envers. Seules les débutantes ont le droit à un miroir. Le travail terminé, il y a ce qu’on appelle la tombée de métier. On retourne le métier. On ne s’improvise pas lissier. Pour arriver aux deux blasons livrés samedi dernier, il faut des années de pratique et sans aucun doute beaucoup de talent. On pourrait le dire de Barentin. Pour en faire une ville amie des arts, il a fallu à André Marie beaucoup d’entregent et de détermination.

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