La Journée de la Femme fête son centième anniversaire ! En 100 ans, la condition des femmes s’est améliorée, on ne peut le négliger. Malgré tout, pour atteindre l’égalité, le chemin paraît encore long, très long. Je m’inquiète personnellement d’un certain nombre d’avancées dont les femmes ont pu bénéficier au cours des dernières décennies et qui, sournoisement ou à tout le moins silencieusement, s’effritent. Santé, contraception, droit du travail… dans chacun de ces domaines, il existe des reculs non négligeables. “La faute à la crise encore une fois ?” Sans doute. La crise touche davantage les femmes : sans-emplois, précaires et sous-payés, autant de catégories où les femmes sont bien plus nombreuses que les hommes ! Profitant d’une société moins forte, l’ordre moral cherche à rogner les avancées sociales dont elles avaient bénéficiées. Angela Davis a dit : “le succès ou l’échec d’une révolution peut toujours se mesurer au degré selon lequel le statut de la femme s’en est trouvé rapidement modifié dans une direction progressive.” De la même manière, on pourrait dire que l’ampleur d’une crise peut se mesurer aux conséquences vécues et assumées par les femmes. La crise que nous vivons est donc décidemment très profonde…
le 8 mars 2010



et comme disait Aragon, “la femme est l’avenir de l’homme…”
lorsque l’ordre moral aura brisé les libertés des femmes, il n’ y aura point de salut pour l’homme… et la boucle sera bouclée.
Nous perdons tout, petit à petit, morceaux par morceaux, tel ces gros icebergs que l’on nous montre, agonisants de chaleurs humaines incontrôlées, se laissant choir sans résistance … Il est en effet grand temps de lutter contre le réchauffement climatique, comme il est grand temps de lutter contre un despotisme politique qui n’en finit pas de nous faire fondre…
Bon courage.