Mardi après-midi, devant une vingtaine d’élèves, délégués des classes du lycée technique professionnel Joseph-Marie Jacquard, je me suis senti dans la peau d’un enseignant pour un cours d’instruction civique. Une bonne heure d’un échange intéressant, direct où la timidité affichée au début a laissé la place assez vite à la franchise et à la pertinence des questions. Que fait un député? Comment organise-t-il son travail? Que gagne t-il? Qu’est-ce qui pousse à s’engager? Comment se déplace t-il? A quel âge ai-je commencé à militer? Pourquoi? Existe-t-il une formation particulière pour devenir député? Qu’est-ce que je pense de l’enseignement professionnel? Est-ce que la fin de crise approche? Y a-t-il un avenir pour l’industrie dans notre région?
Pourquoi la séance des questions d’actualité ressemble parfois à un grand chahut? Quelle est la durée du mandat? Quelle est la moyenne d’âge? Rien n’a échappé à leur sagacité. Monsieur Chassing , le CPE de l’établissement et Sylvain Garand, maire de Fréville mais présent en sa qualité d’enseignant du lycée, avaient visiblement bien préparé cet échange. J’ai trouvé les jeunes curieux et attentifs. Je serai d’autant plus heureux de les accueillir prochainement au Palais Bourbon pour une visite guidée. Aussitôt terminé cette rencontre, j’en ai profité pour faire le tour des ateliers avec le chef des travaux.
J’ai croisé des professeurs passionnés pour leur métier, soucieux de l’avenir des jeunes qui leur sont confiés mais très inquiets pour le devenir des formations qu’ils dispensent. Un enseignant arrivé au lycée en 1971 et à l’aube de partir à la retraite, m’a paru à la fois un peu triste de quitter ses élèves et son atelier mais pas mécontent de partir de l’éducation nationale qui ressemble de plus en plus à un navire à la dérive. Faute de moyens et faute d’ambitions. Dernièrement encore je suis intervenu auprès de Madame le recteur pour regretter vivement la décision prise de supprimer des CAP dans ce lycée. Ce choix apparaît d’autant plus dommageable qu’il intervient en pleine restructuration de l’établissement qui doit fusionner avec le lycée Edmond Labbé complètement rénové pour l’occasion. Le nouveau lycée étant dimensionné pour accueillir toutes ces formations. Messieurs Lemonier et Blondel, proviseur et proviseur adjoint m’ont d’ailleurs informé de l’évolution des travaux en cours. Chantier piloté par la Région. J’ai apprécié ces deux heures passées dans ce lycée de plus de deux cents élèves dont les formations s’inscrivent pleinement dans notre bassin d’emploi et notre tissu industriel.
le 7 mars 2010



Il s’agit de Joseph-Marie Jacquard et non pas Albert !
Cordialement
Merci d’avoir corriger cette erreur …