C’est à peu de choses près le slogan du Salon international de l’agriculture qui se tient chaque année lors de cette période de congés scolaires à Paris, et où depuis quelques années je prends plaisir à me rendre. Pendant plus de quatre heures, j’ai eu l’occasion de rencontrer pas mal de monde. Ce matin, peu après être arrivé, je suis allé accueillir des habitants du canton de Caudebec-en-caux, partis ce matin à 7h30, pour passer cette journée au milieu des richesses de notre monde rural.
Organisée par l’association du Petit Dalot, de Villequier, avec Jacques Lozay à sa tête, cette sortie a débuté par un petit verre de lait à la pomme au stand du Département de Seine-Maritime. Sur place, j’ai retrouvé Jacques Follet, agriculteur, et ancien président des défis ruraux. Sympathique discussion et surtout dégustation du Pain Normand. Ou plutôt découverte. Je ne connaissais pas cette initiative commune d’agriculteurs, de meuniers et d’artisans boulangers de notre Région, de création d’une filière locale qui génère nombre d’emplois, et développement durable. Les agriculteurs cultivent le blé en respectant les besoins de la plante, le récoltent à pleine maturation, et le stocke sans ajouter d’insecticides. Les meuniers locaux, travaillent cette matière première pour fabriquer une farine sans additif ni conservateur chimique. Enfin, les artisans boulangers réalisent artisanalement le Pain Normand dans leur fournil, après une fermentation longue de 4 à 10 heures. 
J’ai découvert que nombre de boulangers de la circonscription propose ce produit du terroir qui renoue avec les traditions et les vertus du pain à la française; à Lillebonne, Caudebec-en-caux; Le Houlme, Duclair, Notre Dame de Gravenchon.
Je me suis ensuite rendu au Pavillon numéro 1,
le plus couru sans doute des visiteurs, et en particulier des enfants. C’est en effet dans ce grand hall, que l’on retrouve cochons, moutons et vaches.
Mais pas seulement, c’est en général dans ce hall,
que les hommes et femmes politiques font leur passage entourés de nuées, non pas d’abeilles mais de micros et caméras. Ce matin, cela n’a pas manqué, et ce fut un plaisir car derrière ce troupeau d’un autre genre, j’ai croisé Martine AUBRY, qui essayait non sans mal d’atteindre les stands et les agriculteurs. La pauvre en effet voyait davantage les objectifs et les perches des micros, que les bestiaux symboles de nos régions et nos savoirs-faire.
Après l’avoir saluée, j’ai continué mon petit bonhomme de chemin dans ce dédale d’allées de paille et de foin. Je suis allé à la rencontre des locaux, les seino-marins qui avaient fait le déplacement et en particulier ceux de la circonscription.
C’est ainsi que j’ai eu plaisir à faire la connaissance et de partager une conversation instructive avec Monsieur Gérard JOURDAN. 
Son origine, Saint-Martin de Boscherville.
Son originalité, ses animaux de magnifiques vaches d’une race, je pense peu connue, des Highland Cattle. Très impressionnantes.
C’est ainsi que ce matin, le temps est passé très vite. Les groupes et les enfants, vacances scolaires obligent, commençaient à arriver en nombre. 
Je suis donc repassé par les stands communs de la Haute et la Basse Normandie, inaugurés hier par Alain LE VERN, et Laurent BEAUVAIS. En sortant, je suis allé à la rencontre des agriculteurs de la Confédération Paysanne venus nombreux, pour sensibiliser les visiteurs aux graves difficultés que le monde agricole traverse, et surtout les baisses de revenus face auxquelles certains d’entre eux sont obligés de baisser les bras et abandonner leurs exploitations. Alors, les visiteurs du salon pouvaient avant même d’entrer déguster du lait que leur offraient ces agriculteurs. Nombreux parlaient de l’absence du Président pour l’inauguration de ce salon, de la visite éclair du ministre concerné, et de leur dépit face à cet abandon. Gageons des jours meilleurs pour tous ces hommes et ces femmes, qui font vivre nos terroirs, font vivre nos campagnes, et surtout produisent des produits de qualité.
Je n’aurai sans doute pas le temps de repasser avant la fin de cette édition, mais l’an prochain, je serai à nouveau à ce rendez-vous.



Allez voir en Basse Normandie, comment on aide les Agriculteurs.
Un témoignage qui démonte le slogan de Bruno Le Maire “Pour une Nouvelle Normandie” . A voir absolument sur
http://alain.le.vern.monsite.orange.fr