En matière de sécurité, la politique du chiffre n’obtient aucun résultat, notamment face à la progression des violences sur les personnes. Les promesses de moyens et d’effectifs sont rompues. La sécurité subit la même austérité que les autres services publics. Avec le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, 9000 postes de policiers et de gendarmes ont disparu.
Alors comme toujours quand il n’y a pas de résultat (et plus encore à quelques semaines d’un scrutin électoral), le gouvernement s’agite et s’engage dans une surenchère législative. Cette fois-ci, c’est la LOPPSI 2. Comprendre : Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure. On en discute cette semaine à l’Assemblée. Cette loi tente de rassurer l’opinion en brandissant de nouvelles mesures de surveillance ; elles gêneront davantage les honnêtes citoyens que les délinquants. Soyons clairs, dans cette histoire, le but recherché n’est pas le résultat, c’est l’agitation, quitte à sous-traiter à des sociétés privées des missions que la police nationale et la gendarmerie n’ont plus les moyens d’assumer. La droite veut tout privatiser, même ce qui relève du rôle régalien de l’Etat. La sécurité est bien mal partie.


