Alors que le sujet des retraites revient sur le devant de la scène, je voudrais revenir sur un événement qui s’est produit avant hier, et qui pénalise les retraités agricoles. Sous le gouvernement Jospin, il y a une dizaine d’années, les pensions de retraite du secteur agricole ont été revalorisées grâce à la mise en place du statut de conjoint collaborateur et la création d’une retraite complémentaire obligatoire pour les non-salariés agricoles. Mardi dernier, les députés de mon groupe ont soumis une proposition de loi à l’Assemblée nationale, pour étendre le bénéfice de cette retraite complémentaire obligatoire aux 363.000 retraités de l’agriculture qui n’en bénéficient pas encore, les conjoints et aides familiaux. Or les députés UMP ont rejeté cette proposition de loi. Ils ignorent sans doute les difficultés de ces personnes, souvent des femmes, qui malgré une vie de labeur, doivent se contenter de pensions extrêmement faibles, souvent inférieures au minimum vieillesse. La proposition de loi déposée par mon groupe avait été chiffrée : elle aurait coûté 130 millions d’euros. 130 millions d’euros, c’est 3 fois moins que ce que coûte le “bouclier fiscal”, le terme générique pour désigner les cadeaux fiscaux accordés chaque année aux Français les plus aisés. Je ne commenterai pas davantage au risque de laisser penser qu’il s’agit d’une caricature ! Malheureusement, ce n’est que la réalité.
le 28 janvier 2010


