Je ne sais pas s’il existe un vieux dicton du genre voeux neigeux jours heureux mais depuis plusieurs jours, j’enfile les kilomètres sur des routes enneigées et parfois même verglacées. Duclair, Saint-Jean-du-Cardonnay, Saint-Wandrille-Rançon, Caudebec-en -Caux, Butot, Lillebonne, Saint-Nicolas-de-Bliquetuit, Sainte-Marguerite-sur-Duclair, Fréville, Louvetot, Berville-sur-Seine sont les communes que j’ai réussi, parfois non sans mal, à rejoindre pour assister aux traditionnelles cérémonies de voeux. Certaines cérémonies ont même du être annulées comme à Mesnil-Panneville.
J’ai renoncé à me rendre dans d’autres communes fautes de temps et pour adapter ma vitesse aux conditions de circulations difficiles. Mais le plaisir de se retrouver reste intact. J’ai rencontré des habitants très attachés à cette tradition bien française. J’ai vu des élus soucieux de faire le bilan de l’année écoulée et pressés de tracer des perspectives pour l’avenir. Au hit parade des préoccupations, l’emploi et les projets qui menacent l’organisation des communes. On voit bien que le discours de sortie de crise ne convainc personne. Aujourd’hui la crise a un visage et même plusieurs. Elle touche beaucoup de familles et parfois même toute une famille. Les bénéfices indécents des banques ne trouvent pas grâce aux yeux des gens. Et on les comprend. Quant aux élus, ils ne comprennent toujours pas les raisons qui poussent le gouvernement à casser ce qui fonctionne plutôt bien. S’en prendre aux collectivités c’est affaiblir un échelon de proximité qui réussit là le gouvernement échoue. Les collectivités sont mieux gérées. Leur dette est très inférieure à celle de l’Etat. Elles emploient quand l’Etat supprime massivement des postes. Elles investissent pour faire travailler les entreprises locales quand l’Etat est de plus en plus aux abonnés absents pour financer les projets locaux. Pour en revenir à mon dicton du début, j’ai le sentiment que si 2010 ressemble à 2009 et si les projets du gouvernement aboutissent en l’état, il est à craindre des jours ennuyeux.
le 10 janvier 2010


