le 18 mai 2012
le 30 octobre 2009

Je viens de passer deux jours d’auditions à l’assemblée nationale. Presque sans interruption. Mardi, vote de la partie recette du projet de loi de finance 2010. Vu le creusement des déficits et l’entêtement du gouvernement qui s’arc-boute sur son bouclier fiscal, je me suis prononcé contre. Mercredi, Christian Blanc, le secrétaire d’Etat chargé du Grand Paris, est venu plancher sur son projet de loi devant la commission du développement durable. Les questions teintées d’inquiétudes ont fusé de toute part. Et pas seulement de la part de députés de la région parisienne. J’en ai profité pour l’interroger sur l’extension du Grand Paris vers la Normandie. Je lui ai dit sans ambages que je ne souhaitais pas voir la Haute Normandie devenir une nouvelle banlieue de Paris. Le sujet n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre. La discussion en séance interviendra dans les prochains jours. Ensuite, après les questions d’actualité en séance, l’examen du budget du ministère de l’écologie et du développement durable a commencé en commission élargie selon la nouvelle formule du réglement de l’assemblée nationale. Les ministres Domique Bussereau, pour les transports, et Chantal Jouanno, pour l’écologie, ont répondu aux questions des députés et des rapporteurs désignés. Transports aériens, sécurité maritime, fret, lignes à grande vitesse, Schéma national des infrastructures de transport, canal Seine-Europe, trame bleue et verte, déchets radioactifs, risques naturels et technologiques… tout a été passé au crible des parlementaires. Séance intense et feu nourri de questions. Après ces deux jours, j’ai apprécié d’autant plus l’invitation des moines de Saint-Wandrille. Jeudi midi, accompagné de Bastien Coriton, maire de Caudebec-en-Caux, j’ai partagé le repas des moines et visité cette magnifique abbaye posée comme sur un écrin de verdure à Saint-Wandrille-Rançon. Quel contraste! Après deux jours de paroles en flux continu, pouvoir déjeuner dans le silence selon les régles de Saint-Benoit, et parcourir le cloître, la bibliothèque, le réfectoire, le chapitre enveloppé des seuls commentaires du père-abbé, voilà qui offre en effet un contraste parfait. Et plutôt bienvenu. Le faire sous un ciel d’un bleu intense et devant une végétation aux couleurs automnales renforce le sentiment de quiètude qui se dégage des vieilles pierres. Seul le léger bruit de la Fontenelle qui coule au milieu du jardin pourrait distraire ce sentiment. Nous avons vraiment de la chance d’accueillir sur notre territoire un tel monastère, témoin d’un patrimoine et d’une histoire intenses. Décidemment quel contraste!

Un commentaire

  1. chouchou

    J’adore lorsque vous écrivez comme cela…

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