le 07 septembre 2010
le 27 octobre 2009

Suite à l’invitation adressée à tous les parlementaires le 1er octobre dernier, par les Jeunes Agriculteurs de Seine-Maritime, je me suis rendu ce matin à leur rencontre à Roumare, à la ferme de Guillaume TRIBOUILLARD, par ailleurs Secrétaire des JA 76. Après une visite de l’exploitation, place aux échanges au milieu des vaches et à proximité des bottes de paille, ciel bleu, jeunes agriculteurs passionnés par leur metier.ja-roumare1
L’objet de cette rencontre était pour les Jeunes Agriculteurs de présenter aux parlementaires leurs attentes, face à la crise que traverse leur secteur, alors que le Président de la République doit annoncer des mesures ce jour pour la filière agricole. On peut regretter d’ailleurs que ces annonces du Président soit si tardives, car le mouvement en premier lieu des producteurs de lait, puis de l’ensemble du monde agricole, perdure depuis plusieurs mois maintenant. J’ai exprimé aux J.A. ma plus grande inquiétude quant à ces annonces, considérant que les annonces présidentielles sont bien souvent sont peu suivies d’effets.
Depuis le 14 septembre 2009, le Ministre de l’Agriculture a lancé une réflexion pour l’élaboration d’un projet de loi dit Loi de Modernisation Agricole ( LMA), annoncé au Parlement avant la fin de l’année. Bâtir un projet de loi en à peine 3 mois, et de surcroît en pleine crise du secteur, paraît pour les Jeunes Agriculteurs un exercice périlleux, dont l’impact sur le secteur agricole en crise risque d’être d’ores et déjà limité. Avis que je partage au regard de l’ampleur du travail à accomplir pour moderniser le secteur. Il y a fort à craindre que le secteur agricole ne pourra pas se contenter d’éventuelles mesures d’urgence devant être annoncées ce jour, et d’une L.M.A bâtie dans la précipitation.
Les propositions qui circulent suite aux travaux de réflexion engagés par le Ministère me semblent bien en-deça des attentes exprimées ce matin par les J.A. de Seine-Maritime. Ces derniers ont formulé une trentaine de propositions dont notamment la création d’outils pour limiter les déperditions du foncier agricole, la nécessaire organisation des filières interprofessionnelles, et une action sur le coût du travail pour faire face à la forte concurrence des pays de l’est de l’Union européenne notamment.
Les agriculteurs attendent davantage une action publique forte pour avoir des prix rémunérateurs de leur travail, et non pas des aides publiques colmattant ici ou là des pertes de revenus grandissantes dûes à un marché dérégulé. Je partage pleinement leur avis.

Un commentaire

  1. Arnaud MOUILLARD

    Sur Canal +, “Le Petit Journal” de Yann Barthès a relevé les nombreuses similitudes entre prononcé le 27 octobre à Poligny (Jura) par Nicolas Sarkozy et celui prononcé huit mois plus tôt, le 19 février 2009 à Daumeray (Maine-et-Loire). (vidéo à voir sur : http://hern.over-blog.com/article-sarkozy-a-prononce-un-discours-copie-colle-sur-l-agriculture-38426195.html )

    Plusieurs phrases étaient ainsi calquées mot pour mot, à commencer par une longue définition de l’agriculteur : “un chef d’entreprise qui doit s’adapter en permanence au climat, aux marchés, aux technologies, aux réglementations.” On retrouve également dans les deux discours une référence à l’identité nationale : “Le mot ‘terre’ a une signification française et j’ai été élu pour défendre l’identité nationale française.” Si cette phrase a été largement reprise mardi, en raison du débat relancé par Eric Besson, elle était passé inaperçue en février.

    Quand Sarkozy dit “Je ne suis pas venu pour vous tenir un discours que vous avez déja entendu”, comment on dit déja, ah oui c’est nous prendre pour des lapins de 6 semaines !
    Si Yann Barthes n’est plus au petit journal dans les jours qui viennent ne vous etonnez pas, rappelons nous qu’il ne faut pas irriter notre cher Président.

    Arnaud MOUILLARD

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