le 18 mai 2012
le 22 octobre 2009

Madame Lagarde, la ministre de l’économie dite aussi “la petite soeur des riches”, nous dit en boucle, un peu candide, que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. A l’écouter, il paraît que la France fait mieux que ses partenaires! A voir certains chiffres, on en doute. 0,75% de croissance. Record historique de déficits : 150 milliards d’euros ( 120 pour l’Etat, 30 pour la sécurité sociale ). Record historique d’endettement (84% du PIB). Chômage de masse (10% de la population active). A l’entendre, il paraît que le gouvernement baisse les impôts. Mais là encore la réalité est cruelle. D’un côté 39 milliards d’allègements d’impôts ( bouclier fiscal, niches fiscales, ISF, droit sur les successions) bénéficient à 1% des Français les plus riches. De l’autre côté, c’est-à-dire pour tous les autres Français, ce sont 20 milliards de taxes suppléméntaires. A l’écouter encore, il paraît que les banques ont tiré la leçon de leurs responsabilités dans la crise. Et là encore c’est le contraire qui se produit. Grâce aux aides publiques, elles ont rétabli leurs profits et ont provisionné plusieurs milliards de bonus pour leurs traders. En refusant de prendre une participation à leur capital, l’Etat a perdu 5 milliards dans l’opération. Par temps de disette budgétaire c’est dommage. Et, comble de la supercherie, le gouvernement refuse la surtaxe de 10% de leurs profits proposée par la commission des finances de l’assemblée nationale. Tout cela n’empêche pas Madame Lagarde de parler de sortie de crise. On se demande pour qui? Tous les jours dans notre circonscription des exemples prouvent le contraire. Chômage à la hausse, familles surendettées, entreprises qui ferment…

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