Au programme de l’Assemblée nationale aujourd’hui, la motion de censure déposée par le groupe socialiste, radical et citoyen. Mes collègues et moi sommes lucides : nous n’espérions pas renverser le gouvernement, mais voulions, après le monologue du Président de la République à Versailles, il y a quelques jours, ouvrir le débat et aborder - enfin ! - les sujets de fond. C’est Laurent Fabius qui a présenté, sans aucune note, sans aucun papier, la motion pour le groupe.
Les Français souffrent et la réponse qui consiste à dire “la faute à la crise” ne suffit pas. Comme le rappelait Laurent Fabius, en septembre 2007, on ne parlait pas de crise et cela n’avait pas empêché le Premier Ministre de déclarer “la France est en faillite”. Avant la fin d’année 2008, on ne parlait pas de crise et pourtant le commerce extérieur était déficitaire de 20 milliards en 2006, de 40 milliards en 2007 et de 55 milliards en 2008. Malgré tout, le gouvernement s’emploie, soi-disant, à apporter des réponses : le plan de relance ? Les mois passent et l’on ne peut que constater son échec. Le grand emprunt national ? Il semble n’être qu’un outil de communication présidentielle. Le recul de l’âge de la retraite ? Comment croire que cette mesure pourrait être efficace quand on sait que les travailleurs “âgés” peinent à trouver un emploi. C’est la pénibilité au travail et l’espérance de vie qu’il faut considérer plutôt qu’une limite d’âge. Dernière réponse du gouvernement en date pour répondre à la crise : le travail le dimanche. La crise a bon dos car toutes les expériences montrent que la mesure serait néfaste pour l’emploi et pour l’économie.
La motion de censure a également été l’occasion de rappeler les propositions des socialistes : suspendre le bouclier fiscal qui permet, par exemple, aux cent plus gros bénéficiaires, de toucher chacun, chaque année, un chèque d’un million d’euros ; suspendre la suppression des dizaines de milliers d’emplois publics ce qui affaiblit nos services publics et nos écoles ; allonger l’indemnisation de tous les travailleurs ; verser les crédits pour investir localement dans les transports publics, les logements, l’innovation, la recherche, la mise en oeuvre des principes du “Grenelle de l’environnement” ; exonérer de cotisations sociales les entreprises à condition qu’elles concluent des accords salariaux.
Répondant à Laurent Fabius, le Premier ministre a argué “face à la crise, nous ajustons nos stratégies en permanence”. C’est bien que les mesures qu’il a refusé de prendre jusqu’alors, celles pour lesquelles nous nous battons pour favoriser la justice sociale et fiscale, seraient sans doute bien plus efficaces que celles que le gouvernement s’entête à maintenir.



Bonjour
Juste pour le plaisir,
Je viens d’ouvrir un second blog, intitulé : “Expédition Jules Verne, le retour”
http://chantaltreguer.unblog.fr/
Un “blog portrait hommage à l’auteur de mon enfance..”
Bien à vous
J’affiche le discours de Laurent Fabius sur mon blog, acceptez le lien ci-dessous, celui concernant la réponse de François Fillon à Laurent Fabius.
http://lejournaldunecantilienne.unblog.fr/2009/07/10/lui-cest-lui-et-moi-cest-moi-fillon-repond-a-fabius/
Bien démocratiquement parlant