Déplafonnement des heures supplémentaires, menaces sur les jours de RTT, Lundi de Pentecôte remis en cause, disparition du repos compensateur, retraite à 67 ans… Depuis deux ans, le code du travail et les droits des salariés reculent. Comme si cela ne suffisait pas, c’est désormais au repos dominical que le gouvernement a décidé de s’attaquer. La discussion s’ouvre aujourd’hui à l’Assemblée. Ce n’est pas une surprise. Au printemps déjà - le 28 avril exactement - je l’avais redouté dans ce blog en indiquant que le gouvernement allait profiter de l’été pour détricoter un peu plus le droit des travailleurs et faciliter, pour les grands patrons, les conditions de travail le dimanche.
La loi encadrant le travail du dimanche, conçue pour accorder un temps de repos régulier et commun aux salariés, date du 13 juillet 1906. C’est une étrange manière de célébrer l’anniversaire de cette loi, à quelques jours près ! Le texte soumis aujourd’hui permet à tous les commerces de toutes les communes touristiques de France (elles sont potentiellement plus de 5000 !) d’ouvrir toute l’année. Les patrons auront le droit d’ouvrir et leurs salariés auront seulement le droit de travailler. Cela se fera sans contreparties : il n’y aura ni volontariat, ni salaire double, ni repos compensateur. Les salariés pourront être licenciés s’ils refusent de travailler le dimanche. Aucun argument ne plaide en faveur de l’ouverture des commerces le dimanche. Dans les pays qui ont autorisé cette ouverture, les prix ont augmenté de 5 %. Cela ne créera pas de croissance : les Français ne dépenseront pas le dimanche l’argent qui leur manque la semaine ! En revanche, les organisations patronales le signalent, il y a un fort risque de destruction d’emplois. Concurrencée par la grande distribution, les commerces de proximité, qui emploient trois fois plus de personnel à activité égale, pourraient être contraints de se séparer d’une partie d’entre eux. Le texte qui nous est soumis est une erreur économique, politique et sociétale. Je m’y opposerai.



Ceux qui soutiennent l’idée qu’il faut laisser la liberté à chacun de travailler quant les gens veulent, je suis plutôt pour. Sauf que ça n’existe pas et ça n’existera jamais pour les salariés. Ce n’est pas le salarié qui décide, mais l’employeur.
Si ce dernier n’a pas d’intérêt à faire travailler le dimanche le salarié ne travaillera pas.
Par contre s’il décide de faire travailler sur la base du volontariat, c’est une arnaque, car le moment venu il lui donnera le choix de travailler ou de quitter l’entreprise.
Et au bout du compte ce sont les volontaires qui imposeront aux autres le travail du dimanche !
Mais dans la vie il n’y a pas que le travail. Le travail est un moyen et pas une fin en soi.
Les personnes souhaitant ou n’ayant pas le choix de travailler par exemple dans la grande distribution à temps plein ou partiel n’auront pas le choix de choisir de travailler le dimanche. En effet, s’ils refusent le poste à de grande chance de leur passer sous le nez.
Le dimanche est également un temps qui permet de se consacrer à sa famille, au monde associatif ou au loisirs.
Arnaud MOUILLARD - http://hern.over-blog.com
Bonjour,
Je n’ai que 24 ans et cela ne fait que 6ans que je travail et pourtant moi aussi je trouve que les droits des salariés reculent.
Je comprend que certaines personnes veulent travailler le dimanche afin d’augmenter leur revenu, surtout à l’heure actuelle. Mais je pense aussi que le jour ou ces personnes ne voudront ou ne pourront pas travailler le dimanche, leur patron risque de les mettre à la porte.
Si ça continue comme ça, bientôt le dimanche ne sera plus du tout un jour de repos pour personne.
De plus la motivation des salariés à travailler le dimanche risque de diminuer au fil des années et la fatigue va s’installer.
Je pense que ces ouvertures dominicales doivent rester exceptionnelles.
Par la même occasion je donne mon avis sur la retraite à 67ans. Je ne suis pas pour, quand on passe sa vie à travailler je pense que l’on a le droit de profiter de la vie aprés, même si l’espérance de vie est de plus en plus longue. Mais combien de personnes encore n’ont pas le temps de profiter de leur retraite!!!
Et puis dans certains corps de métier, les gens arrivaient à 67ans auront du mal (maraîcher, maçon, infirmière, les métiers de la terre et du bâtiment). Voilà ce que j’en pense!!!
Amitié de Heurteauville