le 02 août 2014
le 14 mai 2009

Mardi matin, la pluie battante n’a pas fait reculé les salariés de Bonna Sabla qui ont manisfesté entre Anneville-Ambourville et Berville-sur-Seine. Ils sont déterminés. Et toujours aussi accablés par la décision-couperet qui est tombée, il y a quelques semaines de cela, annonçant la fermeture de leur entreprise. Le site a ouvert en 1974. Il fabrique essentiellement des tuyaux en béton pour notamment les travaux d’assainissement. Plus de 18000 tonnes en sortent chaque année. En 2006, le groupe Consolis a racheté l’entreprise. La plupart des employés afficheentree2 plusieurs dizaines d’années d’ancienneté. Leur savoir-faire est reconnu. Le groupe a annoncé un plan de restructuration de grande ampleur. 192 emplois supprimés. 6 sites fermés. La fermeture du site d’Anneville-Ambourville met 25salariés sur le carreau. On comprend leur désarroi. Avant de les rejoindre avec Bernard Léger, le conseiller général du canton, j’ai participé à un rendez-vous avec le directeur du site et le DRH du groupe. Henri Gabrielli, maire de la commune, et un élu d’Yville-sur-Seine nous accompagnaient. Quand je rencontre un DRH j’ai toujours en mémoire un film sorti il y a quelques années, “Ressources humaines”. Film qui montre les rapports humains tendus entre un jeune DRH et son père, salarié dans l’entreprise et qui doit être licencié. Sauf que mardi matin ce n’était pas du cinéma. Nous avons écouté les explications des dirigeants de l’entreprise. Nous avons insisté sur le sort des salariés et sur l’avenir du site. Les deux heures passées dans leur bureau ne nous ont pas franchement convaincu. On nous dit qu’il faut fermer le site à cause de la conjoncture difficile. Mais que se passera-t-il au moment de la reprise quand le site n’existera plus et que les savoir-faire et l’expérience auront disparu? Je regrette cette approche à court-terme. Le Plan de Sauvegarde de l’Entreprise fait l’objet de négociations serrées entre les représentants des salariés et la direction. En chemin, nous avons apporté notre soutien aux salariés. La colère se lisait sur le visage de quelques uns.salaries-bonna-sabla

4 commentaires

  1. Petit Richard

    J’apporte mon soutien à l’ensemble des salariés du site d’Ambourville dans leurs lutte pour conserver leurs emplois. Cette entreprise fait vivre un grand nombre de personne et d’entreprise sur la presqu’île d’Anneville. La crise n’explique pas la fermeture puisque des mesures peuvent être mise en place pour attendre un redressement des marchés du BTP. Si un effort considérable de construction de logements sociaux était entrepris, nous pourrions soutenir le marchés du BTP, indirectement faire vivre des usines comme BONNA et résoudre en partie la crise du logement. Je rappellerai à Mr Sarkozy, ancien maire de Neuilly sur Seine, nous sommes très loin de 20% de logements sociaux dans un grand nombre de ville de droite.
    Merci à notre député pour son soutien

  2. agasse

    Mr milliet j espère que vous dormez bien la nuit car moi cela fait des semaines que je ne dort plus depuis l annonce de la fermeture de l usine bonna sabla a ambourville cela fait 29 ans que je suis au service de votre sociètè qui comptait beaucoup pour tout les salariès de cette usine je vous demande de la part de tout le personnel d ètre a la hauteur de vos actes et de l impact que cela va causer pour les familles et la règion enormèment touchè par le chomage je me permet de souhaiter bonne chance aux collègues des cinqs autres sites concernès un futur chomeur de 50 ans

  3. Pierre

    Aujourd’hui, nous avons pris connaissance des critères d’ordre des licenciements applicables dans notre cas à la priorité de reclassement dans l’usine la plus proche: Pîtres.
    Ces critères ont apparemment été approuvés par les membres du CCE.
    Curieusement la pondération, alors qu’elle progresse en fonction de l’âge chute brutalement pour les salariés âgés de + de 57 ans.
    Idem en ce qui concerne l’ancienneté dans l’entreprise pour ceux qui ont plus de 30 ans de présence.
    Là, ce sont les salariés âgés de + de 46 ans qui en font les frais, car il faut savoir que beaucoup de salariés sont rentrés dans l’entreprise à l’âge de 16 ans et sont sans formation professionnelle.
    A l’heure ou l’on nous parle de travailler jusqu’à 70 ans, comment une discrimination par l’âge peut-elle être tolérée alors que l’on sait que les victimes de cette discrimination seront celles qui auront le plus de difficultés à retrouver un emploi!
    Les dirigeants de notre entreprise, de par leurs faits et gestes donnent l’impression de banaliser la fermeture de notre site et de s’appliquer uniquement au respect des procédures concernant la mise en conformité du terrain et des locaux devenus disponibles afin de les valoriser.
    Ont-ils les compétences morales et intellectuelles leur permettant de comprendre notre désarroi? J’en doute fort. La commisération faisant rarement bon ménage avec l’appât du pouvoir et du gain.
    En d’autres temps, nous avons eu à notre tête des personnes pour qui le social prévalait. Sils me lisent, ils se reconnaîtront. Au nom de tout le personnel d’Ambourville, qu’ils soient assurés de notre très grande sympathie à leur égard.
    Personnellement, devenu disponible par la force des événements, je tiens à assurer mes collègues que je mettrai mes quelques compétences à leur service, si je peux les aider en quoi que ce soit.

  4. Nadia

    Bonjour, De tout coeur avec vous !!!! ma propre expérience me montre qu’il faut que vous soyez solidaires “l’union fait la force”
    Ce que vous pouvez scander dans les manifs “TOUS ENSEMBLE” doit rester vrai
    La crise reste un vrai bon pretexte, faites parler de vous médiatiquement malheureusement aujourd’hui il n’y a que ça qui marche et notre Président le sait puisqu’il exploite lui-même ce système !
    BON COURAGE
    Amicalement

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