Je connais un endroit où on a beaucoup parlé des projets issus de la commission Balladur. Hier après-midi, dans les allées du hall 7 du Parc des expositions de Paris, dans le pavillon consacré aux régions, j’ai entendu nombre de réactions pas franchement favorables. Visiter le Salon de l’Agriculture le jour même où les vingt propositions de la commission Balladur sont dévoilées est plutôt riche d’enseignements.
Aux stands de la Bourgogne, de la Franche-Comté, de l’Auvergne, de la Picardie ou encore du Poitou-Charentes les commentaires fusent. Manque de concertation, décisions technocratiques, perte d’identité, effacement de la proximité sont les thèmes qui reviennent le plus souvent. Et ce ne sont pas des élus qui parlent. Des producteurs et des habitants attachés à leur territoire et aux produits du terroir. Pas des ringards. Pas des dangereux opposants au gouvernement.
Quel terrible désaveu pour le soldat Balladur! En mission pour avancer des propositions visant à diminuer l’influence de la gauche sur les territoires, il se retrouve devant une levée de boucliers qui ferait presque oublier le rapport Attali.
le 27 février 2009


