le 18 mai 2012
le 26 février 2009

Afficher l'image en taille réelleLes mots transparence, vérité, indépendance appartiendront bientôt au vocabulaire ancien. L’affaire Pérol qui voit un proche conseiller du président Sarkozy, devenir le dirigeant du deuxième groupe bancaire français fraîchement constitué sous la pression de l’Elysée, foule aux pieds les règles déontologiques les plus élémentaires. Après Dexia, la fusion imposée des Caisses d’épargne et des banques Populaires traduit la volonté du chef de l’Etat d’imposer ses hommes dans le monde de la finance. L’objectif poursuivi n’est pas de renforcer le contrôle de l’Etat sur le système bancaire. On aurait applaudi des deux mains. N’oublions pas en effet que les largesses financières accordées aux banques l’ont été sans véritables contre-parties. Ces nouveaux dirigeants ne représenteront pas les intérêts de l’Etat. Au mieux le leur. Au pire celui du président. “L’Etat, c’est moi” répéte en boucle Sarkozy balayant d’un revers de la main les critiques. Sauf que la loi interdit ce genre de pantouflage. Qu’a cela ne tienne, un gros mensonge et le tour est joué. La commission censée donner un avis ne s’est pas rèunie. Qu’importe. Il suffira de lire sur les lèvres de son président…Il est de plus en plus manifeste que le président Sarkozy profite de la crise pour placer ses hommes dans différents lieux de pouvoir. L’ami des patrons veut faire de ses amis des patrons.

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