
La cour de l’école de Louvetot, habituellement déserte un samedi matin, avait du mal à contenir tout le monde. Des enfants aux parents, des élus aux habitants, il y avait foule pour l’inauguration de la nouvelle école maternelle.
Alain Legrand, le maire du village, ne cachait pas sa satisfaction. En bon maître de cérémonie, il organisa la traditionnelle coupure du ruban tricolore avec les tout-petits au premier rang, invita les personnalités à suivre l’architecte pour une visite commentée et distribua la parole aux officiels pour les discours après avoir donné le signal de l’exécution du chant préparé par les élèves avec leurs enseignants. Martine Blondel, vice-présidente du Département, Charles Revet, sénateur, Annic Dessaux, vice-présidente de la communauté de communes Caux de Vallée de Seine, Madame Brière, inspectrice de l’éducation nationale et Monsieur Morel, secretaire général de la préfecture se succédèrent pour féliciter la commune et préciser leurs contributions respectives. Je terminais mon propos par une citation empruntée à Victor Hugo et une inquiétude alimentée par les récentes déclarations du ministre de l’éducation nationale. Eduquer un enfant c’est gagner un homme dit le poète. Comparer la maternelle à une simple garderie fait le ministre. L’école maternelle est aujourd’hui menacée. Inaugurer ce matin cette école maternelle tombait à point nommé pour marquer mon attachement à une scolarisation précoce, facteur d’égalité.


