le 18 mai 2012
le 1 décembre 2008

Ce 1er décembre est marqué par deux célébrations : la 20ème journée mondiale contre le SIDA et le 20ème anniversaire du Revenu Minimum d’Insertion, le RMI. Si l’un, le RMI, est promis à disparaître prochainement pour être remplacé par le RSA (Revenu de Solidarité Active), la fin de l’autre, le SIDA, n’est malheureusement pas encore d’actualité.

Aujourd’hui, la maladie continue de frapper partout, mais c’est surtout dans les pays d’Afrique qu’en matière de prévention autant que d’accès aux soins, les efforts doivent être amplifiés, en particulier pour accroître le nombre de bénéficiaires des traitements de multithérapies.

En célébrant le 20ème anniversaire de la mise en place du RMI, je veux souligner que l’entrée en vigueur de ce dispositif a représenté une lueur d’espoir pour nombre de personnes. En effet, il faut se souvenir qu’avant la mise en place du RMI, la fin des allocations chômage signifiait le dénuement total : la fin de droit, c’était la fin de tout. A l’heure où les medias s’intéressent beaucoup au sort des exclus, je me dis qu’avec le RMI, nous avons sans doute évité que la situation soit pire encore. Pour autant, je reconnais que le RMI n’a pas été une réussite pour tous. Le contexte de croissance trop faible et le marché de l’emploi saturé n’ont pas permis d’actionner le volet “insertion” pour les allocataires les plus éloignés de l’emploi. Ce n’est pas le dispositif qui est en cause mais toutes les conditions n’ont pas été réunies pour assurer son entier succès. C’est ce même contexte morose qui fait qu’aujourd’hui encore, aujourd’hui aussi, les bénévoles des Restos du Coeur engagent une nouvelle saisons hivernale au cours de laquelle ils viendront en aide aux plus démunis.

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