Vous avez peut-être lu et entendu le nom de la charmante commune de Villequier ces derniers jours dans différents medias pour évoquer l’affaire des tombes d’Adèle Hugo et Léopoldine Vacquerie qu’elle abrite. En effet, au-delà du musée Victor Hugo, on trouve à Villequier, dans le cimetière qui borde l’église, les sépultures de l’épouse et la fille de l’illustre auteur. Un descendant de la famille a sollicité les plus hautes autorités pour que ces tombes soient classées monuments historiques afin d’assurer leur entretien.
J’espère vivement que cette requête connaîtra une issue favorable car comme les habitants de Villequier et des alentours, je suis fier et attaché à cette part de patrimoine.



D’autant plus qu’il règne autour de ces tombes une ambiance romantique, poétique et pas du tout macabre. Les promeneurs souvent s’y récitent intérieurement les vers qu’Hugo, père de la très-aimée Léopoldine, a écrit pour évoquer ses réguliers “pélerinagesâ€? à cet endroit émouvant :
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. (…)
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Une excellente nouvelle pour le patrimoine seinomarin, ce classement accordé, en un délai “record”, et un brillant hommage à Victor Hugo, à son importance tant locale, que nationale et internationale !