le 18 mai 2012
le 26 juillet 2008

Sandouville n’est pas dans la 5ème circonscription de Seine-Maritime. Il n’en demeure pas moins que la récente annonce de suppression de 1.000 emplois dans l’entreprise Renault de cette commune nous affecte tous.

Ces suppressions d’emplois sont difficiles à admettre. En même temps qu’il a annoncé la réduction des effectifs en Europe, Carlos Ghosn, le patron de Renault, a affiché les résultats du premier semestre 2008 : le chiffre d’affaires de la marque est en hausse de 2,2 % et la marge progresse de 4,5 %. Certes, c’est en deçà des prévisions pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixé pour 2009, mais néanmoins, on comprend mal.

Lorsque le secteur de l’automobile va mal, en Seine-Maritime, cela a un retentissement fort. En effet, c’est le premier secteur employeur de notre région avec 30.000 salariés répartis dans une centaine d’entreprises. Forcément, cette annonce nous touche collectivement, qui plus est lorsque l’on connaît un parent ou un ami qui y travaille. Cela doit aussi inviter les responsables politiques à se saisir de la question. L’industrie automobile a contribué à voir nos territoires prospérer et les emplois se développer. Or la conjoncture économique telle que nous la connaissons, à laquelle s’ajoute la flambée des prix du pétrole, valide le fait que nous devons veiller à une plus grande diversification de notre économie et de nos industries. Il convient également de se poser la question de “l’après-pétrole”, car au-delà de l’automobile ce sont aussi les secteurs de la chimie et de la pétro-chimie qui sont menacés. Le Département de Seine-Maritime a commencé voilà plusieurs mois maintenant de réfléchir sur ce sujet. L’actualité montre malheureusement que c’est une option raisonnable qu’il a prise. Il faut rapidement que chaque échelon en soit saisi.

Un commentaire

  1. voltaire

    C’est toujours la même chose,on tape sur les industries françaises,fleurons de nos industries et à ce titre vous n’y êtes pas étrangers(suppression d’une aide par la région à TOTAL Normandie alors qu’elle avait été votée) et ensuite on pleure quand elles délocalisent ou suppriment des postes.Vous manquez de cohérence ,messieurs les élus,un peu de courage politique et ce n’est pas du populisme que de l’affirmer.

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